Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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mardi 10 juillet 2007

BUSCH et les Attentats du 11 septembre.

Interrogée sur la possible implication du gouvernement Bush dans les attentats du 11 septembre par AtMOH, administrateur du site d’informations sur le 11 septembre Reopen911.info, dans le cadre de l’émission politique de Karl Zéro diffusée par AOL, Christine Boutin affirmait : « Je pense que c’est possible, et je le pense d’autant plus que je sais que les sites qui parlent de ce problème, sont les sites qui ont le plus grand taux de visite ». Alors que la polémique née autour de cette petite phrase est sortie des circuits du web, en France, pour faire l’objet d’un article dans Libération, mais aussi sur le site du Monde, du Nouvel-Observateur, ou encore de LCI, c’est la première fois que les grands médias posent, de manière indirecte, la question de la remise en cause de la version officielle du 11 septembre dans la sphère médiatique grand public, par des citoyens du territoire français, fissurant un peu le mur opaque des contrôleurs des mœurs médiatiques du pays, très présents dans les grands groupes informationnels, mais aussi dans certains réseaux dits "influents"de la blogosphère française. La polémique autour des propos de la ministre circule aussi dans la presse étrangère : San Francisco Chronicle, Northern Territorial News, Daily Times Pakistan, l’agence Reuters (UK)... Si les fonctions actuelles de Christine Boutin ont facilité l’incursion de cette polémique dans la presse et sur le net, la nature de l’événement amène des réflexions quant aux processus à l’origine de l’information en France.

Aux Etats-Unis, la liberté d’expression sur la nature des événements du 11 septembre est permise par les grands médias depuis quelques années - liberté facilitée il est vrai par l’usage d’internet -, même si celle-ci reste très dirigée et présentée de manière bien souvent partiale et réductrice. Ainsi on dénote de nombreuses émissions de télévision laissant la parole aux détracteurs de la version gouvernementale des attentats, dont voici quelques exemples :

-Sur ABC, l’actrice et présentatrice de talk-show Rosie O’Donnell évoque le fait que l’acier des tours a été vite vendu et exporté en Chine peu de temps après les attentats, et le fait que le maire de New York, Rudolph Giuliani (en campagne actuellement pour les présidentielles 2008) n’a pas rejoint son bunker de sécurité, situé dans le WTC 7 (tour non touchée par un avion, mais qui s’est quand même effondrée le 11 septembre).

-Sur la chaîne à tendance conservatrice et proche du pouvoir, FOX, en juin 2006, le professeur James Fetzer remet en cause la version gouvernementale dans un débat légèrement tronqué, avec le colonel Oliver North. Sur la même chaîne, il débat avec le présentateur télé, polémiste conservateur anti-Français Bill O’Reilly.

-Sur ABC, l’acteur Charlie Sheen questionne la validité de la version officielle des attentats dans le cadre d’un talk-show. Ses remises en question de la théorie d’Etat sont reprises et commentées assez sévèrement sur CNN et FOX.

-En avril dernier, le sénateur John Kerry affirme lors d’une conférence qu’il pense que le WTC 7 est tombé des suites d’une démolition contrôlée "controlled fashion". L’information est reprise notamment par Fox News dans un but clairement politicien, dans l’émission Hannity and Colmes, avec comme invité Webster Tarpley, historien et journaliste américain dénonçant l’impérialisme américain et celle de la famille Bush dans la politique des Etats-Unis depuis plusieurs décennies.

-Sur une chaîne locale de Fox News, un « héros » et survivant du 11 septembre, William Rodriguez (1), fait part des troublantes explosions qu’il a entendues alors qu’il se situait dans les sous-sols de la tour Nord du World Trade Center.

-Sur FOX News, le Pr Morgan Reynolds évoque quant à lui la possible manipulation des images et de la perception des événements du 11 septembre, largement contrôlées par les agences gouvernementales, et de renseignements

-Enfin, sur MSNBC le professeur de théologie David Ray Griffin dénonce avec calme les omissions gouvernementales et affirme la possible implication du gouvernement Bush derrière ces attaques. Le professeur de physique Steven Jones conteste la version officielle de la chute des tours du WTC, et le journaliste (sportif !) vedette Keith Olbermann, dénonce avec véhémence l’incompétence avec laquelle le gouvernement Bush a traité les événements du 11 septembre. Keith Olbermann évoquait il y a peu la démission de Bush et de son vice-président Dick Cheney estimant que ceux-ci avaient "franchi le Rubicon", après les mensonges du gouvernement autour des armes de destruction massive en Irak et de l’affaire Libby.

De nombreuses personnalités américaines(2), politiciens, militaires, mais aussi agents de renseignements sonneurs d’alarme (whistleblowers), ingénieurs et architectes, survivants des attentats, famille des victimes et professionnels de l’information, contestent les rapports d’Etat et la manière dont ils ont été menés, et appellent à la réouverture d’une enquête sur ces événements. Si pour certains d’entre eux, la réouverture d’une enquête s’inscrit dans une logique de contestation politique, ou de patriotisme religieux ou moral, nombreux sont les citoyens américains qui dénoncent simplement les omissions et l’opacité du gouvernement américain dans le traitement qu’il a eu de l’information et dans la rédaction du rapport de la commission d’enquête sur le 11 septembre, qui soulève beaucoup plus de questions qu’il n’en résout, à la fois dans la forme et les moyens mis en œuvre, que dans le fond et le traitement des nombreux à-côtés liés à ces attentats.

Incompétence cruelle du gouvernement ou complot interne, alors que le « 9/11 Truth Movement » prend l’ampleur d’une véritable industrie, outre-Atlantique, comme l’observe avec un regard critique, Noam Chomsky, intellectuel dénonçant aussi avec virulence l’impérialisme américain dans le monde, l’impartialité et l’objectivité sur ces événements semblent difficilement acquises tant les milieux médiatiques et politiques sont liés. Selon Chomsky, il n’existe aucune preuve scientifique validant les thèses d’une conspiration gouvernementale plutôt que celles d’une conspiration terroriste. De nombreuses hypothèses ne sont pourtant pas prises en compte scientifiquement à cause des enjeux idéologiques sous-jacents. Certaines d’entre elles sont très difficiles à accepter pour certains car elles impliquent des positions radicales quant à la confiance accordée aux gouvernements, en remettant en cause leur autorité légitimée par le suffrage universel, et questionnent la nature des démocraties actuelles. Il existe tout un inconscient collectif du renseignement, et les choses cachées, refoulées, secrètes laissent des traces, mais produisent aussi de grandes résistances lorsque celles-ci sont sur le point d’être découvertes ou portées au grand jour. Alors que selon de nombreux experts géologues et professionnels de l’énergie, nous nous approchons, au niveau mondial, du « peak oil » imposé par la nature (3), la question énergétique et notamment celle du pétrole, moteur de l’économie mondiale, n’est que très peu considérée au regard de ces événements qui ont débouché sur des guerres, en Afghanistan et en Irak.

Comprendre que les attentats du 11 septembre s’inscrivent dans un contexte énergétique mondial, dans une mondialisation où les questions économiques et même environnementales sont de l’ordre de la "sécurité nationale" (4) (position publique de Georges W. Bush), est une première étape indispensable. Ce travail de réflexion, non réalisé par des médias qui se contentent d’accoler des étiquettes sur les initiatives citoyennes, est écarté en France, par la censure médiatique, qui fait que certains sujets ne doivent pas être abordés dans les médias de grande audience... ce qui alimente d’autant plus chez certains des rancoeurs idéologiques et de groupes, prenant le dessus dans les débats et les réflexions.

Une approche transdisciplinaire, si l’on souhaite aborder ces questions, est plus que jamais d’importance pour la compréhension de tels événements, qui ne reposent pas exclusivement sur des données matérielles, des éléments techniques, mais aussi sur tout un contexte géopolitique, idéologique, des gouvernements, dans lequel sont pris les médias et nombre d’acteurs de la société civile.

Tout un travail de désinformation s’est opéré autour de la question du 11 septembre et de la remise en question de la version officielle depuis de nombreuses années : le questionnement ne dépassant pas l’évocation de notions de « conflit de civilisations », et d’intégrismes religieux. Les communicants des gouvernements omettent soigneusement d’évoquer le contexte énergétique global actuel de la planète, dont les médias parlent très peu. Ainsi le questionnement sur les événements du 11 septembre est associé aux extrémismes de droite, ou de gauche, à de l’intégrisme religieux, voire à de l’antisémitisme, comme l’affirme Christine Boutin dans cette interview pour l’émission de Karl Zéro. Selon, la ministre, les raisons du silence médiatique autour de ces interrogations seraient une volonté de ne pas provoquer l’antisémitisme latent au sein de la population française :

« L’antisémitisme est quand même quelque chose qui existe encore dans notre pays, et de façon forte, et il ne s’agit pas de le cultiver. »

Drôle d’image de la population de ce territoire que donne la ministre du gouvernement Sarkozy aux utilisateurs d’internet, accréditant ainsi la censure, l’absence de débat ou de prise en compte de telles questions en brandissant le spectre de l’antisémitisme, qui fait encore et toujours, le jeu des médias, et figure d’épouvantail des temps modernes.

(1) William Rodriguez est l’invité de Reopen911.info, en France, dans le cadre d’une conférence sur le 11 septembre à Paris, le mercredi 11 juillet 2007, place de la Bourse, à 20 heures.

(2) Voir le site "Patriots question 9/11"

(3) voir les liens suivants : Troposdoc links

(4) Le Pentagone avait déjà préparé un plan, dans le passé, pour envahir les territoires pétrolifères d’Arabie saoudite, ce qui a été confirmé par l’un de ces instigateurs : Henry Kissinger (prix Nobel de la Paix !) dans une interview à la presse écrite relatée dans La Maison des Saoud de Jihan El Tahri.