Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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samedi 8 décembre 2007

YVAN COLONNA ET SA CAPTURE

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous livre les secrêts de l'arrestation d'YVAN COLONNA.

Il existe en FRANCE et ce depuis le Cardinal RICHELIEU, un cabinet noir, place BEAUVAU, qui sert à manipuler l'opinion publique, entre autre mission à la con!

“Un réseau très cloisonné de fonctionnaires et de journalistes travaillant dans l’ombre sans se connaître, non pas au profit de la Direction centrale des RG ou du ministère de l’Intérieur, mais de la seule personne du directeur central des Renseignements généraux” peut-on dire.
“Les ‘agents’ composant ce réseau étaient chargés de recueillir des renseignementsà son intention exclusive, soit parce qu’ils étaient impossibles à recueillir dans le strict cadre de l’institution, soit parce qu’ils étaient destinés à l’usage personnel du ‘patron’,vraisemblablement dans l’intérêt du service”. Vraisemblablement… “Commodité supplémentaire de ce système: ces ‘agents’ étaient tout à fait officieux, ils pouvaient servir de fusibles en cas de dérapage, afin de ne pas mettre en difficulté le patron des "R.G." qui tient sa légitimité illégale du régime de Vichy.

Heureusement que NICOLAS SARKOSY a regroupé ces services avec la DST, mais le cabinet noir reste, les mauvaises habitudes.
Revenons à YVAN COLONNA, accusé à tort, je le répète et à son arrestation.
Yvan Colonna en avait assez de la cavale et voulait se rendre, car il voulait revoir son fils, ce qui est légitime, en disant: "qu'il préférait être un père en prison, qu'un père en cavale"!
Contacté par un "réseau corse" le patron des "R.G." ainsi que BERNARD SQUARSINI, jugent l'information interressante et vont la traité.
Peu de temps après, ce" réseau corse" dira que Colonna pourrait négocier sa reddition et que la médiation pourrait venir à travers un curé. Or, ce détail du curé a visiblement intrigué et Bertrand et Squarcini. A la fin du mois de mai et au tout début de juin 2003, Bernard Squarcini et BERTRAND, se rendent deux fois au Luxembourg où ils rencontrent, deux avocats qui participent à cette réunion. Il s’agit de négocier la reddition de l’homme le plus recherché de France”.
La reddition est en ses termes:
“La condition est que Colonna puisse s’exprimer dans une interview avant son arrestation,et que très vite il puisse voir son fils. Les RG feraient tout pour que la reddition se passe dans les meilleures conditions. Ensuite Bernard Squarcini négocie au téléphone. Les interlocuteurs se sont entretenus quelques minutes au téléphone.C’était le prélude à la fameuse rencontre de l’hôtel Lutétia à Paris."On" appelle Maître Sollacaro, l’avocat d’Yvan Colonna, pour lui indiquer qu’un ‘représentant de l’Etat français’ veut le rencontrer pour discuter de la reddition de son client”!
Yves Bertrand demande un rendez-vous au ministre del’Intérieur. Le patron des RG expose à Nicolas Sarkozy“l’offre de reddition” du berger corse qui lui est parvenue. Il demande à Nicolas Sarkozy de pouvoir se rendre à un rendez-vous avec l’avocat d’Yvan Colonna, Maître Sollacaro. Le ministre de l’Intérieur refuse. NicolasSarkozy interdit au patron des RG de se rendre a cette rencontre.
Il lui ordonne d’envoyer Bernard Squarcini à sa place.
“J’ai confiance en lui”, aurait souligné le ministre. En sousentendant
par là même que sa confiance en Yves Bertrand était plus que limitée. A cette occasion, Nicolas Sarkozy précise bien au directeur central des RG qu’il n’envisageait aucune négociation ni avec Yvan Colonna, ni avec sa famille: “Si on veut nous dire où il se cache, bien. Si non, nous n’avons rien
a nous dire”.
Yves Bertrand n’a donc d’autres choix que d’ordonner à Squarcini de se rendre au rendez-vous organisé.Le 6 juin 2003, l’avocat d’Yvan Colonna se fait accompagner par un confrère, Maître Maisonneuve. Rapidement, Maître Sollacaro et Bernard Squarcini se rendent compte qu’ils n’ont pas grand-chose à se dire. “On m'a dit que vous vouliez me voir”, dit l’un.
“C'est un malentendu. Je crois que c'est vous qui voulez me voir”, répond l’autre. Décidément le rendez-vous organisé et appuyé par le patron des RG débouche sur une situation surréaliste.
L’avocat pense tout de suite à une manipulation, dont le but serait que la rencontre soit rendue publique. Quant au numéro 2 des RG, il ne s’attendait pas grand-chose de la rencontre, d’autant plus que Bernard Squarcini avait déjà un indic dans sa poche, qui lui livrait des informations précises sur la cavale et les planques d’Yvan Colonna. Bernard Squarcini, qui travaillait
avec “son indic” avait pris le soin, avec la bénédiction du ministre, d’écarter Yves Bertrand de ce volet de l’enquête. Le numéro 2 des RG, l’homme de Sarko, se contentait de surveiller les contacts de son patron, tout en poussant son enquête à l'abri des regards de son chef hiérarchique direct. Ce dernier le reconnaît volontiers. “L’arrestation d’Yvan Colonna a été le fait, côté RG, de mon adjoint Bernard Squarcini, qui a mené les choses de main de maître, de sorte que lorsque le ministre a convoqué une conférence de presse pour l’annoncer, je n’y ai pas été convié en raison, m’a-t-on dit,d’une erreur de secrétariat…”! Les coups fourrés tombent sans cesse!
C’est sûrement un hasard, mais quelque temps plus tard, en juin 2004, le nom de Bernard Squarcini apparaîtra, comme par magie, dans le listing, manipulé, des comptes dénoncés parle corbeau de l’affaire Clearstream…
“Des proches d’Yvan Colonna, et notamment son avocat, Me Sollacaro ont rencontré, dans le plus grand secret, le numéro deux de la Direction centrale des RG, Bernard Squarcini. Au cours de cette rencontre, qui s’est déroulée à la demande de ce dernier, il a évidement été question du cas Colonna”.
Cette reddition organisée est un épisode qui agace au plus haut point Nicolas Sarkozy”, souligne de son côté, le 10 juillet 2003, le Nouvel Observateur - “Une historiette typiquement corse qui est venue à peine écorner la grande histoire de l’arrestation d’Yvan Colonna: Antoine Sollacaro, l’un des
avocats du fugitif, a bu un Perrier il y a un peu plus d’un mois avec Bernard Squarcini, le numéro deux des Renseignements généraux, l’un des policiers qui coordonne depuis des mois, voire des années, les recherches engagées contre l’assassin présumé du préfet Erignac, et l’un des conseillers de Nicolas Sarkozy pour la Corse. […] Désormais, cet étrange épisode est
comme un petit caillou dans une chaussure. Une tache sur une aventure policière qui se veut exemplaire? [...] La légende de ‘Nicolas’ contre ‘Yvan’.
Mais Yvan Colonna est innocent!
“Cette arrestation laisse néanmoins planer le doute d’une arrestation préparée. L’heure de l’arrestation, la date (à la fin du procès et avant le référendum) permet de penser qu’il y a eu des contacts entre les autorités et le fugitif”. Tiens tiens…
“Et c’est tant mieux. On imagine mal une fin tragique pourYvan Colonna. De cette manière, Yvan Colonna ne sera pas un martyr et ce, grâce à la persévérance de la police et de quelques alliés. Les Renseignements généraux prennent une revanche sur la police antiterroriste qui l’avait accusé après la fuite d’Yvan Colonna”.
Yvan Colonna, en fuite depuis mai 1999, a été arrêté vendredi 4 juillet 2003 en Corse, vers 19h. Il a été interpellé dans le sud de l'île par des policiers du RAID. Il était 19 heures, le berger de Cargèse se trouvait dans une bergerie, au lieu-dit Margaritaghia, à Porto-Polo, près de Propriano.
“Le jour de son arrestation, j’ai vu Yvan Colonna ici à Olmeto”. Et voici le témoignage. “On a un peu discuté de choses et d’autres. Il m’a dit qu’il
pensait qu’il était surveillé. Je lui ai dit de ne pas retourner à la bergerie. Et puis là, tout aussi tranquillement, il m’a annoncé qu’il retournait à la bergerie. Je ne lui ai pas demandé plus de précisions. Mais ça m’a étonné. Il me
semble que quand vous êtes traqué, vous n'allez pas au devant du danger qui vous guette"!
Il est normal qu'YVAN COLONNA, homme innocent, privé de son fils, de sa famille et de son village,veuille retrouver les siens. N'est-ce-pas Antoine CIOSI ?
Alors écoutez cette mélodie magnifique: