Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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mercredi 30 janvier 2008

SOCIETE GENERALE,JEROME KERVIEL le DREYFUS DE LA BANQUE?

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous livre l'excellente analyse suivante concernant l'affaire de la SOCIETE GENERALE.
L'ECHO DES MONTAGNES, utilise non pas le terme de "trader" pas français mais l'appelation française correspondante qui est: "opérateur de salle de marché".

De plus l'opérateur de salle de marché Jérôme KERVIEL a reconnu publiquement qu'il pratiquait les changements "de ligne de crédits", c'est à dire qu'il reconnaît publiquement de pratiquer le "power of found" c'est à dire la "lettre d'évidence"; en clair le blanchiment d'argent via des chambres de compensation basées dans les paradis fiscaux (voir mes articles, par ailleurs sur la lettre d'évidence, dont le juge van RUYMBEKE est au courant ..d'air!).
De plus le patron de la SOCIETE GENERALE, MR DANIEL BOUTON est mis en examen pour "blanchiment d'argent", cette affaire passe en correctionnelle à partir du 4 février 2008.
De plus le même BOUTON mène une drôle de guerre en virant de la banque 6 cadres et chefs hiérarchiques de Jérôme KERVIEL, que leur reproche-t-il, puisque pour la guerre des BOUTON seul l'opérateur de salle de marché est responsable et coupable?
De plus ce même BOUTON est un cumulard car il est aussi le "Président de la Fédération Bancaire Française" et chargé à ce titre de mesurer les riques des banques dans le monde!!!
L'ECHO DES MONTAGNES conseille donc à ce BOUTON de changer de mesure métrique et d'adopter le "gaymard" qui vaut 600euros carrés!

Société Générale : Jérôme Kerviel assure que sa hiérarchie était au courant!!!!!!

Dans ses déclarations aux policiers, dont MediaPart révèle la teneur, Jérôme Kerviel, le trader accusé d’avoir fait perdre près de 5 milliards d’euros à la Société Générale, met en cause sa hiérarchie, qui aurait « fermé les yeux » sur ses opérations. Il affirme aussi que les opérations de « dissimulation » sont courantes au sein de la banque.

Les dirigeants de la Société Générale ont du souci à se faire. Eux qui doivent déjà assumer les conséquences politiques, financières et médiatiques de l’affaire Kerviel, du nom de ce trader accusé d’avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la banque, sont désormais sous la menace de la justice. En effet, le déclarations de Jérôme Kerviel aux policiers de la brigade financière, qui l’ont interrogé en garde à vue du samedi 26 au lundi 28 janvier, donnent au scandale une nouvelle dimension. Si l’on en croit le jeune trader (il a 31 ans), les malversations dont il est suspecté auraient été commises avec l’aval implicite de la direction de la banque.

Selon lui, sa hiérarchie ne pouvait ignorer qu’il avait dépassé les autorisations qui lui avaient été accordées pour des prises de positions très aventureuses sur les marchés. D’entrée, Jérôme Kerviel a donné le ton : « Je ne peux croire que ma hiérarchie n’avait pas conscience des montants que j’engageais, il est impossible de générer de tels profits avec de petites positions. Ce qui m’amène à dire que lorsque je suis en positif, ma hiérarchie ferme les yeux sur les modalités et les volumes engagés. Au quotidien, au titre d’une activité normale avec des engagements normaux, un trader ne peut générer autant de cash. »

Devant les enquêteurs, Jérôme Kerviel a accepté d’évoquer certaines techniques illégales utilisées par les traders pour dissimuler des prises de positions hyper spéculatives. Il a ainsi évoqué la pratique dite du « matelas », dont le but est de masquer certains résultats. « Cette pratique est utilisée dans le seul but de dissimuler de la valorisation », a-t-il confié aux policiers. « Cette valorisation dissimulée est au bon vouloir de chacun, au feeling… Cette pratique du matelas est même utilisée par les managers sur le résultat dégagé par leurs équipes ». Pédagogique, Kerviel a précisé : « Quand un manager, à l’instant T de l’année, estime que son desk a atteint ses objectifs de profits and loss, il peut décider de reporter la trésorerie sur l’exercice suivant, ce en le dissimulant par des moyens divers ». Selon lui, « il y a des coutumes qui permettent une certaine flexibilité accordée ponctuellement à un trader à la faveur des discussions avec le manager. On peut être en dépassement plusieurs jours et effectivement se faire rappeler à l’ordre sauf à réussir à négocier un dépassement plus conséquent ce qui est exceptionnel ».

« Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien… » (Jérôme Kerviel aux policiers)

D’après le trader, ses supérieurs l’encourageaient en fait à prendre des risques. « Ce dynamisme requis n’est-il pas une façon induite de vous inciter à prendre le maximum de positions sous l’aspect valeurs et volumes ? », lui ont demandé les policiers. « C’est effectivement ainsi que je le ressens », a lâché le trader, avant d’ajouter : « Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien… ».« En ce qui me concerne, cette valorisation à 1,4 milliard d’euros est importante, certes, mais arrivée trop rapidement -de 500 millions d’euros fin octobre 2007 à 1,6 milliard fin novembre- pour que je puisse la déclarer sans être inquiété. Il est vrai, et je le concède, que cela est hors de proportion avec le résultat déclaré, mais qui est lui-même hors proportion ».
Ebauchant une forme de mea culpa, Jérôme Kerviel a avoué :

Et Kerviel de conclure par cette formule imagée qui, à ses yeux, résume l’attitude hypocrite de sa hiérarchie : « Pas vu, pas pris. Pris, pendu ! ». Il a aussi précisé : « Je reconnais avoir pris de grosses positions, qui pourraient être qualifiées hors limite de mon mandat, que j’ai masquées par une opération fictive (...) Il est vrai que dans l’hypothèse où je veux garder une position importante sur un terme plus ou moins long, pour ne pas alerter mon manager, je passe une opération fictive de nature à laisser entendre que la position que j’ai prise est couverte par cette fausse opération, ce qui conduit dès lors à flatter mon résultat. Ce qui produit mon gain, c’est ma position réelle uniquement et le jour où ma position fictive tombe, il y a une réactualisation de ma position ».

Interrogé sur ses motivations, Jérôme Kerviel a été clair : « Ce qui m’a motivé à passer ces opérations est de différents ordres mais avant toute chose, j’ai en tête de faire gagner de l’argent à ma banque, c’est ma première motivation, en aucun cas m’enrichir personnellement ». Caustique, il a cru bon de préciser que « les techniques que j’ai utilisées ne sont pas sophistiquées du tout, comme peut le prétendre la presse spécialisée, et à mon sens tout contrôle correctement effectué est à même de déceler ces opérations ». Il a également cité ses deux supérieurs hiérarchiques, Eric Cordelle et Martial Rouyère, disant qu’ils sont intéressés aussi aux résultats : « Plus l’équipe génère du cash, plus le manager sera financièrement intéressé ».

« Je vous informe de l’existence de plusieurs alertes parvenues à ma hiérarchie »
(Jérôme Kerviel aux policiers)

Jérôme Kerviel a tout de même admis un intérêt personnel dans les opérations qu’il a menées : l’obtention de « bonus », ces primes accordées aux traders les plus efficaces. Il a reconnu avoir déclaré 55 millions d’euros fin 2007 et négocié son bonus à partir de cette somme, ridicule en comparaison de ses « vrais » résultats (1,4 milliards d’euros), qu’il avait été obligé de dissimuler, en inventant des pertes fictives, pour ne pas se faire repérer. « Pour 2007, j’ai essayé de négocier un bonus de 600 000 euros et Martial Rouyère m’a laissé entendre que je ne pouvais espérer plus de 300 000 euros. Le bonus devait être versé en mars de l’année suivante », a révélé Kerviel.

« A supposer que votre hiérarchie ait eu connaissance de vos couvertures de positions à l’aide d’opérations fictives, pensez-vous que cela aurait été de nature à remettre en question le montant de votre bonus ? », lui ont demandé les enquêteurs. « Il y a des chances effectivement, mais je reste persuadé qu’ils étaient au courant de mes positions et, en cela, je vous informe de l’existence de plusieurs alertes parvenues à ma hiérarchie », a répondu le trader. Et de préciser : « Durant l’année 2007, plusieurs mails interrogatifs en provenance du back office (le service qui contrôle les opérations sur les marchés) ont été envoyés à plusieurs de mes assistants collaborateurs afin d’obtenir des explications sur les opérations enregistrées dans mon book. Ces mails concernaient des opérations qui ne sont pas redescendues au back office … ». Fort embarrassants pour la banque, ces courriels n’ont pour le moment pas été portés à la connaissance des deux magistrats instructeurs, Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset.

Au cours de son audition, Jérôme Kerviel a livré à la brigade financière quelques éléments psychologiques qui permettent de mieux cerner sa personnalité et peut-être d’expliquer les risques insensés qu’il a pris. Visiblement, le jeune homme, muni d’un simple DESS, nourrissait quelques complexes vis-à-vis de ses collègues sur-diplômés. Embauché en 2000, il a passé cinq ans au « middle office », le service qui assiste les traders, avant d’intégrer enfin la salle des marchés et de réaliser son rêve, devenir trader. « J’avais pris conscience, lors de mon premier entretien en 2005, du fait que j’étais moins bien considéré que les autres au regard de mon cursus universitaire et de mon parcours personnel professionnel. En effet, je ne suis pas arrivé directement au front office (la salle des marchés), je suis passé par le middle office et je suis le seul dans ce cas ».

Mis en examen lundi 28 janvier pour « abus de confiance », « faux et usage de faux » et « introduction dans un système de traitement automatisé de données informatiques », Jérôme Kerviel, qui s’expliquera ultérieurement sur le fond devant ses juges, a été laissé en liberté. Le parquet de Paris avait pourtant requis son placement en détention provisoire. Les juges d’instruction semblent considérer que les risques de fuite du trader sont quasiment nulles, puisqu’il s’est rendu sans difficulté à la convocation des policiers. Ses déclarations, d’où il ressort qu’il relativise sa responsabilité en mettant en cause sa hiérarchie, pourraient également avoir convaincu les deux magistrats qu’ils risquaient d’incarcérer un « bouc émissaire ». Enfin, par nature, le juge Van Ruymbeke n’aime guère recourir à la détention provisoire, ce que lui reprochent d’ailleurs certains de ses collègues mais lui vaut par ailleurs l’estime de la plupart des avocats.