Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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jeudi 27 mars 2008

BUSH, les SUBPRIME, les banquiers sionistes et les PROTOCOLES de TORONTO



L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous livre les dessous de l'affaire sioniste dite des "sub-prime", concoctée par BUSH et sa bande de banquiers sionistes des PROTOCOLES de TORONTO.
Cette affaire détruira l'EUROPE économique pour la livrer comme esclave à l'oncle SAM, avec l'aide des sionistes comme DOMINIQUE STRAUSS-KAHN, MICHEL BARNIER, LAURENT FABIUS, le CREDIT PAS MUTUEL D'ALSACE, HERVE GAYMARD, BERNARD KOUCHNER et bien sur NICOLAS SARKÖSY de NAGY-BOCSA.

Pendant que le gouverneur de New York Eliot Spitzer payait une «
escorte » 4 300 $ dans une chambre d'hôtel à Washington, à
quelques pas de là, le nouveau président du conseil
d'administration de la Réserve fédérale américaine nommé par
George Bush, Ben Bernanke, remettait secrètement, lors d'un
rendez-vous galant d'un autre genre, plus de 200 milliards aux
spéculateurs de l'industrie bancaire du marché hypothécaire.

Greg Palast

Les deux gestes étaient licencieux, pervers et vils. Mais il y a une
différence énorme entre les deux. Le gouverneur Spitzer utilisait son
carnet de chèques personnel. Bernanke, l'homme de Bush, utilisait le nôtre.
*
Le Sheriff de Wall Street
*
Cette semaine, pour la première fois de son histoire, la Réserve
fédérale de Bernanke a avancé à une coterie sélecte de banques la
coquette somme d'un cinquième de trillion de dollars pour garantir à ces
banques les hypothèques adossées à des actions de pacotille. Ce pillage
des fonds publics constituait une bouée en or pour ces mêmes banquiers
prédateurs qui ont conduit deux millions de familles au bord de la
faillite.

Jusqu'à ce mercredi 12 mars, il n'y avait qu'un seul et unique
politicien qui se tenait en travers de la route de ce servile petit
transfert de fonds au bordel des banquiers : Eliot Spitzer.

Le lynchage de Spitzer et l'enrichissement des banquiers sont intimement
liés. Comment? On n'a qu'à suivre la trace de l'argent.

*_Les médias ont gobé_ l'interprétation de Wall Street* selon laquelle
des millions de familles américaines vont perdre leur résidence parce
qu'elles ont acheté des maisons qu'elles ne pouvaient se payer ou parce
qu'elles ont contracté des emprunts trop gros pour leur porte-feuille.
C'est complètement faux. C'est faire porter le blâme à la victime.
Le fonctionnement des « sub-primes »

Voici ce qui s'est produit. Depuis l'arrivée de Bush au pouvoir, une
nouvelle sorte de prêt est devenu la norme : l'hypothèque avec une «
sub-prime » et ses variantes dont des prêts avec de faibles taux
d'intérêt « introductoires ».

Venant de nulle part, une entreprise nommée « Countrywide » est devenue
la principale entreprise prêteuse d'hypothèques, possédant jusqu'à un
prêt hypothécaire résidentiel sur cinq, dont une bonne partie d'entre
eux sont de la catégorie « sub-prime ».

Voici comment cela fonctionne. La famille Belhumeur, dont les revenus se
situent dans la moyenne des revenus des familles américaines,
contractent une hypothèque de 200 000 $ à un taux de 4% pour deux ans.
Le paiement de 955 $ par mois représente 25% de leur revenu. Jusqu'ici,
il n'y a pas de problème. Leur banquier leur a promis une nouvelle
hypothèque, encore une fois à très bas taux, dans deux ans.

Mais, au bout de deux ans, il s'avère que la promesse ne tient plus et
les Belhumeur sont sommés de foutre le camp, parce que leur maison vaut
désormais moins que leur hypothèque. Désormais, l'hypothèque est à un
taux de 9% ou 1 609 $ plus les frais pour rembourser la « ristourne »
qu'ils ont obtenue deux ans auparavant. Soudainement, les paiements
représentent de 42% à 50% de leur revenu avant impôt. Les Belhumeur
doivent emménager dans leur Toyota.

Qui sont ces familles américaines aux prises avec les « sub-prime »?
Voici un indice : 73% des emprunteurs des familles noires et hispaniques
à haut revenu ont obtenu des prêts avec des « sub-prime » alors que
c'est le cas pour seulement 17% des familles blanches à revenu
similaire. Ce n'est pas que les emprunteurs à la peau foncé sont
stupides. C'est qu'ils n'avaient pas d'autre choix. Ils étaient orientés
comme on dit dans le milieu des requins de l'industrie hypothécaire.
Bush et les « sub-primes »

« L'orientation », les prêts usuraires avec des « sub-prime », les
encouragements trompeurs à sur-emprunter, des prêts caractérisés de «
transferts frauduleux » ou « prêts prédateurs » d'après la loi
américaine, tout cela était totalement interdit jadis (sous
l'administration Clinton et antérieurement) par la réglementation
fédérale et considéré par les législations des États comme rien d'autre
que la forme fantaisiste de prêts consentis par des requins de la finance.

Mais avec l'arrivée au pouvoir de l'administration Bush, Countryside et
ses banques sœurs ont reçu le feu vert pour orienter, flouer, encaisser
et reprendre.

Mais il y avait ce fatigant de casseux de party de Spitzer. Le ministre
de la Justice de l'État de New York Eliot Spitzer poursuivaient ces
gars-là jusqu'à les faire tomber. Ou, du moins, il cherchait à le faire.

Plutôt que de réglementer les activités des banques délinquantes, les
fonctionnaires de Bush sont partis en guerre contre Spitzer et les États
qui voulaient mettre un terme à ces pratiques prédatrices. Dans un geste
sans précédent, ils ont utilisé les dispositions légales du gouvernement
fédéral pour ordonner aux États de ne pas appliquer les lois de
protection des consommateurs.

En fait, les fonctionnaires fédéraux ont intenté une action légale pour
bloquer les enquêtes de Spitzer sur de sales manœuvres hypothécaires à
caractère racial. Les amis banquiers de Bush étaient particulièrement
énervés du fait que Spitzer s'attaquait aux pratiques bancaires à
travers le pays en utilisant les lois de l'État de New York.
Le bal des requins

Spitzer ne s'en prenait pas seulement à Countrywide, mais également à
ceux qui rendaient ces activités possibles parmi les banquiers. Derrière
Countrywide, se trouvait le Requin mère, son fondateur et son
propriétaire, la Bank of America.

D'autres s'étaient joints au festin. Goldman Sachs, Merrill Lynch et
Citigroup's Citibank avaient fait du prêt hypothécaire usuraire leurs
principaux centres de profit par le biais d'un certain nombre de tours
de passe-passe financiers appelés « sécuritization ».

Cela signifie qu'ils ont pris une série de prêts hypothécaires de
pacotille, comme ceux de la famille Belhumeur, et les ont ré-emballés
dans des « tranches » d'actions qu'ils ont estampillés « AAA » – la
cotation la plus élevée – par les agences de cotation d'obligations.
Cette « merde » peinte en or a été vendue comme des investissements sûrs
à des fonds de pension de districts scolaires américains et de
municipalités jusqu'en Finlande.

Lorsque la bulle immobilière a éclaté et que la peinture s'est écaillée,
les investisseurs se sont retrouvés avec les excréments et les banquiers
avec les bénéfices. Cette année, le principal dirigeant de Countrywide,
Angelo Mozilo, touchera une prime de 77 millions $ en plus du 656
millions $ qu'il a tiré de l'entreprise entre 1998 et 2007.

Mais la rumeur courait que le party tirait à sa fin. Des régulateurs
mécontents, des investisseurs floués et le poids de millions de maisons
devant être placardées étaient en train de noyer les requins. L'action
de Countrywide avait perdu 50% de sa valeur et celle de Citigroup avait
chuté de 38%, ce qui n'était pas pour plaire aux cheiks du Golfe qui en
sont maintenant les détenteurs du plus gros bloc d'action.

Puis, ce mercredi 12 mars, l'impensable est arrivé. Le groupe Carlyle
Capital a fait faillite. Le groupe Carlyle avec James Baker comme
principal conseiller. Avec des partenaires passés et présents aussi
prestigieux que George Bush, la famille de Ben Laden et plus de
dictateurs, de potentats, de pirates et de présidents que vous pouvez en
compter.

La Réserve fédérale se devait d'agir. Bernanke a ouvert la voûte et a
jeté 200 milliards aux pieds des pauvres petits banquiers. Ils ont mis
la main dans le Trésor public et ont pu conserver la maison des
Belhumeur. Aucune famille n'a reçu d'aide, mais aucun banquier n'a été
laissé sur la touche.

Toutes les opérations hypothécaires prédatrices ont augmenté de valeur.
L'action de Countrywide de Mozillo a bondi de 17% en une journée. Les
cheiks de la Citi ont vu leur bloc d'actions s'enrichir de 10 milliards
$ au cours d'un après-midi.
Le Sheriff se fait descendre

Et le même jour que fut décidé ce sauvetage – le hasard fait bien les
choses – l'homme qu'on surnommait le Sheriff de Wall Street se faisait
passer les menottes. Spitzer était réduit au silence.

Est-ce que je pense que les banques ont appelé le ministère de la
Justice en disant : « Débarrassez nous en aujourd'hui! ». Non ! Ce n'est
pas de cette façon que le système fonctionne. Mais les gros joueurs
savaient qu'à moins que Spitzer soit retiré du chemin, il ferait
suffisamment de tapage pour gâcher le party. Les manchettes de la presse
financière – une d'entre elles titrait : « Wall Street déclare la guerre
à Spitzer » – indiquaient clairement aux fonctionnaires du ministère de
la Justice de Bush qui devait être leur cible numéro un. Et ce n'était
pas Ben Laden.

C'est le 13 février au soir lorsque Spitzer a fait son choix stupide
faire venir un repas dans sa chambre d'hôtel à Washington. Il venait
tout juste de finir ce texte pour le Washington Post à propos des prêts
prédateurs.

« Non seulement, écrivait-il, l'administration Bush n'a rien fait pour
protéger les consommateurs, mais elle s'est engagée dans une campagne
agressive sans précédent pour empêcher les États de protéger leur
population contre les problèmes devant lesquels le gouvernement fédéral
se fermait les yeux. »

Bush, écrivait Spitzer dans le titre de l'article, est « partenaire de
crime de ces prêteurs prédateurs ». Le Président, déclarait Spitzer,
fuit la justice. Et Spitzer était à Washington pour lancer une campagne
contre l'administration Bush et les plus importantes puissances
financières de la planète.

Spitzer écrit : « Lorsqu'on racontera l'histoire de la crise des prêts
des ''subprime'' et décrira ses effets dévastateurs sur les vies de
plusieurs propriétaires de maison innocents, l'administration Bush ne
sera pas jugé d'un œil favorable. »

Mais, l'administration Bush peut se rassurer, son histoire d'amour avec
les banquiers ne sera pas racontée, maintenant que le Sheriff de Wall
Street est tombé sur son fusil.