Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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jeudi 3 avril 2008

OTAN et PROTOCOLES DE TORONTO, NICOLAS SARKOSY et de GAULLE




L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, se demande si MON GENERAL ne va pas prendre une crise cardiaque, suite à l'annonce faite par NICOLAS SARKOSY d'abondonner notre souveraineté nationale sur le plan de la Défense de la FRANCE. NICOLAS SARKOSY applique l'article 20 des Protocoles de TORONTO qui stipule "dans cette perspective, nous travaillerons à la réorganisation du "Mandat International des Nations-Unies". De "force de paix" sans pouvoir décisionnel, nous l'amènerons à devenir une "force d'intervention" où seront fondues, en tout homogène, les forces militaires des Etats-NATIONS. Ceci nous permettra d'effectuer sans combat, la démilitarisation de tous ces Etats de manière à ce qu'aucun d'entre eux, dans l'avenir, ne soient suffisamment puissants =indépendants pour remettre en question notre POUVOIR MONDIAL.
Livré ainsi la FRANCE aux puissances étrangères s'appelle "CRIME DE HAUTE TRAHISON"!




Notre force de dissuasion nucléaire ne servira plus à rien si nous intégrons les structures militaires intégrées de l'OTAN.




Le président français a exposé lors de la deuxième journée du sommet de l'Alliance atlantique à Bucarest ses ambitions pour cet objectif annoncé peu après son arrivée au pouvoir.

"A l'issue de la présidence française (de l'Union européenne, au deuxième semestre de 2008), le moment sera venu de conclure ce processus, et de prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l'Otan", a-t-il déclaré devant ses partenaires.

La France s'est retirée de la structure intégrée de l'Alliance atlantique en 1966 sur décision du général de Gaulle et Nicolas Sarkozy s'est dit prêt à renoncer à cette exception.

Il estime que les Français, qui se sont toujours méfiés d'une alliance dominée par les Etats-Unis, sont prêts pour un changement stratégique de grande ampleur.

"L'Alliance atlantique, c'est notre alliance", a-t-il estimé selon le texte de son intervention lors de sa première participation à un sommet de l'Otan. "Les Français connaissent le rôle irremplaçable de l'Otan, qui a protégé les nations occidentales de l'hégémonie soviétique."

RAPPROCHEMENT AVEC WASHINGTON

"Je réaffirme ici la détermination de la France à poursuivre le processus de rénovation de ses relations avec l'Otan", a-t-il dit en annonçant dans la foulée deux initiatives qui confirment sa volonté de rapprochement avec les Etats-Unis.

La France, a-t-il expliqué, enverra un bataillon - de 800 à 1.000 hommes - dans l'est de l'Afghanistan, où ils combattront à la frontière pakistano-afghane aux côtés des troupes américaines lancés dans la chasse aux taliban, doublant ainsi sa présence.

Nicolas Sarkozy a également apporté son appui au projet américain de bouclier antimissile, qui est contesté par la Russie dans la mesure où des éléments de cet outil seraient déployés en Pologne et en République tchèque.

Mais la réintégration de la France dans la structure militaire de l'Otan dépend d'un renforcement de l'Europe de la défense, qui a d'ailleurs été soutenue à Bucarest par Bush.

"C'est mon ambition. C'est ma priorité. La présidence française de l'Union européenne nous en donne l'occasion idéale", a estimé le président français en soulignant que le traité de Lisbonne, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2009, donne aux Vingt-Sept de nouveaux instruments.

"Il faut que nous, les alliés et partenaires européens, nous améliorions nos capacités militaires. Ceci renforcera à la fois l'Union européenne et l'Alliance. Les deux organisations sont complémentaires et se renforcent mutuellement", a-t-il dit.

Si les décisions sont prises avant la fin de l'année, le sommet de l'Otan qui se déroulera à l'initiative de la France et de l'Allemagne en 2009 à Strasbourg et à Kehl, de part et d'autre de la frontière franco-allemande pour le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique, sera très symbolique.

RÉTICENCES BRITANNIQUES

Mais il reste de nombreux obstacles à surmonter, surtout les réticences britanniques sur la défense européenne.

Les Etats-Unis ne semblent en effet plus poser de problème puisque le contexte n'est plus du tout le même qu'en 1995, lorsque Jacques Chirac avait déjà exprimé la même intention. Chirac avait en effet exigé que le commandement Sud de l'Otan, basé à Naples, soit confié à un officier européen.

Les Etats-Unis s'étaient braqués puisque le commandant - américain depuis 1949 - de Naples a aussi autorité sur la VIe flotte américaine qui croise en Méditerranée.

L'autre exigence de Jacques Chirac, qui voulait créer un pilier européen de défense "autonome" de l'Otan, avait aussi suscité une opposition féroce à Washington, même si Tony Blair s'était engagé en 1998, lors du sommet franco-britannique de Saint-Malo, à renforcer l'Europe de la défense.

Paris a désormais abandonné l'idée de revendiquer Naples et Sarkozy refuse toute concurrence entre l'Europe et l'Otan. Mais, depuis Saint-Malo, les Britanniques se sont montrés peu empressés, comme en témoigne leur refus de débloquer un budget conséquent pour l'Agence européenne de la défense censée mettre en commun les projets, par exemple pour les blindés.

Ils continuent également à freiner des quatre fers sur la montée en puissance de l'embryon de "quartier général" européen chargé de piloter les opérations de maintien de la paix que les Européens mènent sans l'Otan, comme au Congo ou au Tchad.

L'actuelle structure de commandement et de contrôle ne dispose que d'une poignée d'officiers et, pour chaque opération, il faut construire une cellule que l'on démantèle ensuite.

Londres soupçonne toujours la France de vouloir créer un quartier général rival du Shape de l'Otan, ce que Paris dément.

Il faudra en outre faire de la place pour accueillir les officiers français, qui sont 120 à peine à être "insérés" - pas "intégrés" - à l'Otan, et cela se fera aux dépens des quelque 2.000 officiers dont disposent l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Enfin, la Turquie dispose d'un droit de veto sur la coopération entre l'Otan et l'UE et la position de Nicolas Sarkozy, qui estime qu'elle n'a pas sa place dans l'Union, n'est pas de nature à l'inciter à se montrer souple.