Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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vendredi 4 avril 2008

R.G, D.S.T., AVOCATS, MEDECINS,JUGES, NOTAIRES et leur CAISSE NOIRE

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, donne à la Direction Générale des Impôts, un moyen de renflouer les caisses vides de l'Etat Français et de regarder du côté de la Polynésie Française où MR RENE HOFFER, Président de la Polynésie Française mène son combat contre les "XPF" et leur blanchiment d'argent. Là il y a de quoi refaire une santé pour le budget français, mais le voulez-vous MADAME CHRISTINE LAGARDE, picsou en chef Pour l’ancien directeur central des Renseignements généraux, les circuits de financement parallèles sont beaucoup plus répandus qu’on ne le croit dans la société française.

Selon vous, les caisses noires ne sont pas l’exclusivité du monde politique et syndical
Entendons-nous d’abord sur les mots. L’adjectif “noir”porte au contresens car il possède une connotation péjorative, qui fait immanquablement penser à l’argent de la drogue, de la corruption et du crime. Or, le propre de l’activité criminelle, c’est de “blanchir” les revenus illégaux. De rendre légal ce qui ne l’est pas.


Une caisse noire obéit à une logique inverse : elle est constituée d’argent propre – une cotisation librement consentie et autres ressources – destinée à financer des activités pas nécessairement immorales (par exemple, l’entraide entre les membres d’une même profession), mais qui devient illégale aux yeux du fisc en ce sens qu’elle se fonde sur des versements en liquide faisant l’objet d’une comptabilité parallèle. Pour résumer, l’argent sale a vocation à alimenter une comptabilité légale (celle de l’établissement “blanchisseur”) tandis que l’argent propre versé à une caisse noire devient ipso facto illégal.

Dans quels secteurs, par exemple ? Par exemple, tous ceux qui possèdent des fonds de garantie parallèles. Quand le client d’un notaire indélicat est indemnisé sans qu’une procédure ait été menée à son terme par la victime, c’est, en principe, contraire à la loi. Mais cela permet de réparer un dol, et d’éviter que le scandale rejaillisse sur l’ensemble d’une profession.

Des notaires aux avocats en passant par les architectes et même les médecins, chacun sait que ces pratiques existent. Si elles sont découvertes, elles sont passibles du code pénal. Si elles ne le sont pas, elles participent à un phénomène de régulation…

Quid des fonds secrets ? Ne sont-ils pas, en quelque sorte, la caisse noire de l’État ? Si l’on veut. Leur existence est encadrée par la loi, et leur affectation est connue du Parlement, pour chaque poste ministériel. Mais leur utilisation est discrétionnaire, donc potentiellement hors la loi : quand les RG ou la DST rémunèrent un “indic” dans le but de démanteler un réseau terroriste et donc, de sauver des vies, vous pensez bien que la somme n’est pas versée sur un compte courant, au moyen d’un chèque ou d’un virement dûment déclaré à l’Urssaf… Pour résumer, je dirai qu’une caisse noire devient illégale dès lors qu’on s’en sert au profit d’objectifs peu avouables.

Mais ceux qui les contrôlent ont toujours de bonnes raisons de les trouver légitimes. La nature humaine étant ce qu’elle est, elles ont donc un bel avenir devant elles…