Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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jeudi 30 octobre 2008

SARKOSY, BROWN,HONGRIE, GEORGE W. BUSH, CRISE FINANCIERE

L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, voit le NOUVEL ORDRE MONDIAL étendre sa dictature même dans les anciens pays du bloc soviétique, comme la HONGRIE, pays natal de la famille SARKÖSY de NAGY-BOCSA.

En voici la preuve:

En attendant Obama ou McCain, Barroso, Sarkozy et Brown occupent le devant de la scène, en vedettes américaines. Si dans les paroles, il n’est question que de moraliser le capitalisme, dans les actes, c’est très exactement l’inverse.

Dernier coup tordu en date, commis au nom de l’urgence et de la crise, la pluie de millards qu’il serait urgent de déverser pour renflouer le cancre européen Ferenc Gyurcsány.

Pour mémoire, il s’agit du dirigeant hongrois, en très bons termes avec George W. Bush, grand promoteur de l’intégration de la Hongrie dans l’Europe, celui qui a déclenché des émeutes dans son pays à cause d’un micro resté ouvert au moment où il parlait enfin franchement :

« Nous avons merdé (...). Personne en Europe n’a fait de pareilles conneries, sauf nous (...). Il est évident que nous avons menti tout au long des derniers dix-huit mois ... Nous avons tout fait pour garder secret en fin de campagne électorale ce dont le pays a vraiment besoin (...) »

Pour ce monsieur, nos vedettes américaines, soi-disant en quête de moralité, violent les statuts du FMI et attribuent à la Hongrie un prêt de 15,7 milliards de dollars soit 10 fois le quota de la Hongrie, environ 4 fois ce que le FMI avait le droit d’accorder.

Comme ce n’est pas assez, la Banque Mondiale ajoute 1,3 milliards d’euros et l’Union européenne 6,5 milliards d’euros. Rien n’est trop beau pour les cancres !

Ces milliards dont disposent soudain ces entités supranationales ne sont pas tombés du ciel : ce sont les pays membres de ses organisations qui les y ont placé, pour qu’ils soient utilisés selon des règles statutaires qui sont maintenant piétinées au bénéfice des pires dirigeants, des serviteurs les plus zélés du Nouvel ordre mondial néoconservateur.

La France, elle, ne bénéficie pas des largesses du FMI. Elle vient d’être placé en...

Surveillance négative !

Après avoir promis des milliards par centaines, il va maintenant falloir les trouver. Les banquiers et institutions internationales ne vont pas manquer de se faire tirer l’oreille, comme le laisse déjà présager l’annonce de la COFACE qui vient de « placer les notes de l’Italie et de la France sous surveillance négative en raison de l’aggravation de la crise financière. »

L’étape suivante consistera inévitablement à demander le soutien du FMI qui répondra qu’il faut d’abord procéder aux indispensables réformes structurelles... La suite est connue des Argentins.

En haut lieu, on se préparerait au pire, c’est à dire à l’affrontement avec le peuple, c’est du moins ce que laisse entendre l’interview de Martine Gilson

"Nicolas Sarkozy réagit à une certaine "panique à bord" . Il n’arrive toujours pas à obtenir des banques les accords de crédit, et sans crédit on ne peut rien faire. Et la seconde explication à ce revirement c’est qu’à l’Elysée on suit de très près les conflits sociaux. Il y a une note qui est parue récemment, et qui annonce que la France se dirige vers des conflits très durs et une violence sociale due à la détresse des Français et à l’incompréhension. Même les syndicats redoute ces conflits sociaux mais ça risque de péter et de manière non contrôlée. Donc, on fait tout pour éviter cela."

Ce qui fait penser à un passage de l’article de Thierry Meyssan "Si j’avais plié, je n’aurais pas eu à partir", notamment le passage : "On dit qu’une grenouille plongée dans de l’eau tiède que l’on porte lentement à ébullition ne réagit pas au changement progressif de température, qu’elle s’engourdit et meurt. Les Français se comportent de la même manière. Ils tolèrent la destruction progressive de leurs libertés. Ils ont déjà largement dépassé le seuil du tolérable et ne réagissent pas, ne réagissent plus."

... d’où il ressort que la progressivité est indispensable à la réussite de l’opération. A contrario, un changement brusque de température amène les grenouilles à réagir. La crise agirait-elle sur les Français comme un plongeon dans l’eau glaciale* pour les grenouilles ?