Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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jeudi 13 novembre 2008

NICOLAS SARKOSY,BARACK OBAMA,CARLA BRUNI, MICHELE OBAMA

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous livre cet article de GALA, concernant deux épouses de chef d'ETAT.
Cet article est simple, pertinent, à découvrir:


Tout oppose les deux premières dames

Ces deux femmes ont épousé un «grand de ce monde» et embrassé, par là-même, un destin politique. Mais la ressemblance s’arrête là. Froideur raffinée pour notre First Lady, jovialité qui frôle l’impertinence pour la nouvelle dame de Washington, Carla Bruni Sarkozy et Michelle Obama semblent nées sous le signe de la différence…Top model, chanteuse, première dame depuis février, Carla est une artiste amoureuse d’un chef d’Etat. Avocate surdiplômée, mère de famille intransigeante, première Noire à la Maison-Blanche, Michelle a porté Barack jusqu’à la victoire. Portraits croisés.

Elles ne viennent pas du même monde

Classe et distinction héritée de la haute bourgeoisie, beauté glacée dont l’aisance frôle la suffisance, Carla a grandi dans un château aux abords de Turin, au milieu de châtaigniers, des vergers et des lacs, élevée par des gouvernantes. Sa mère est pianiste concertiste, sans cesse prise par les tournées. Son père est patron de la plus puissante société internationale de câbles électriques, compositeur et surintendant du théâtre Reggio de Turin. Éducation dans les règles et dans l’art, mais maculée d’un lourd mystère. Carla apprend en 1996 ce qui est pour une bonne partie de la bourgeoisie italienne un secret de Polichinelle. Alberto Bruni-Tedeschi n’est pas son père biologique. Marisa Borini a vécu pendant 6 ans une histoire adultère avec Maurizio Remmert, un guitariste devenu entrepreneur au Brésil…


Afro-américaine au franc-parler et petite fille à la langue fourchue, Michelle Robinson est née dans la banlieue sud de Chicago. Elle grandit dans la précarité des quartiers blacks du sud de la ville, dans un foyer modeste mais uni. Parents et enfants vivent à quatre dans un deux-pièces. Son père, Frazer Robinson, employé au service des eaux de la mairie, travaille d’arrache-pied, malgré une sclérose en plaques. Marian, sa mère, secrétaire dans une banque, se consacre autant qu’elle peut à ses enfants.
Enfance dorée versus ghetto noir, donc.



Elles ont des cursus à l’inverse l’un de l’autre


Instinctivement prête à tenir son rang devant les gens du monde, Carla «aime l’école, mais déteste les études». Cataloguée cancre de la famille, elle est inscrite de force dans une boîte à bac et parvient tant bien que mal à décrocher le précieux diplôme. Rapidement, sa plastique parfaite lui permet de prendre ses distances avec le parcours universitaire conventionnel. Et surtout de voyager. Mannequin vedette, Carla squatte les couvertures des magazines et les podiums. Backstage, elle griffonne partitions et premières chansons.


La petite Michelle met son réveil à 5h pour parfaire ses devoirs. Et prend, sourire aux lèvres, le bus pendant 90 minutes avant d’arriver au lycée. Michelle n'est pas la première de sa classe. Mais à force de volonté, elle réussit à être admise à Princeton en 1981. Très marquée par son environnement direct, elle y rédige sa thèse sur la manière dont les noirs s’imprègnent de la structure sociale et culturelle blanche. Femme de poigne et dame de Droit, elle intègre ensuite la prestigieuse université d’Harvard et s’intéresse plus spécialement au marketing et à la propriété intellectuelle.
Pendant que Carla fait la loi sur la planète mode, une business woman est en marche.



Elle n’appréhende pas leur rôle de la même façon


Deuxième dame du cœur du Président français en exercice, Carla a eu un coup de foudre pour un homme de pouvoir qui avait déjà atteint le plus haut degré des responsabilités politiques.
Réservée, la voie rocailleuse et chuchotante, Carla parfois monocorde, craint plus que tout la bourde, la phrase de trop. Ultra-consensuelle, elle évolue dans une grâce perpétuelle mais avec la hantise du faux-pas. Avec candeur et application, elle découvre le monde politique «où l'on s'occupe de choses essentielles, fondamentales pour l'existence même.»


Si Barack Obama a su s’imposer aux yeux des Américains mais également du monde entier comme le futur président des Etats-Unis, c’est grâce à son épouse.
De meetings en interviews, pertinente et télégénique, la belle Michelle impose sa stature impressionnante et élégante. Sourire éclatant, brushing west-coast, voix rauque et aplomb teinté d’humour à la Whoopi Goldberg, Michelle se révèle une oratrice presque aussi douée que son charismatique mari. «Sans Michelle, il n’y a tout simplement pas de Barack Obama», assure Dwight Hopkins, professeur de théologie à l’université de Chicago et ami de la famille dans Libé. «Elle est son rocher, comme il dit. Son point d’ancrage face à la folie politique qui l’entoure. Lui est un idéologue, un rêveur. Elle est une pragmatique qui dit toujours ce qu’elle pense.»
Elle a d’abord conditionné la candidature de son mari (au fait qu’il arrête de fumer et continue de consacrer une journée par semaine à ses filles) puis décidé de mener campagne à ses côtés.



Elles n’ont pas la même conception des relations amoureuses


Carla, créature sculpturale aux yeux de chats, poétesse aux mœurs rock’n roll collectionne les hommes publics, artistes, politiques: Mick Jagger, Jean-Jacques Goldman, Arna Klarsfeld, Eric Clapton, Louis Bertignac, Donald Trump, Kevin Costner, Léos Carax, Charles Berling… Fait un bébé avec le philosophe Raphaël Enthoven, puis six ans plus tard, tombe amoureuse du Président de la République lors d'un dîner chez Séguéla. «Ça a été immédiat, je ne m'attendais pas à quelqu'un de si drôle, de si vivant. Son physique, son charme et son intelligence m'ont séduite.» Un tour de manège à Eurodisney et une excursion en Jordanie plus tard, et voilà miss Bruni unie «à l’homme de sa vie», deux mois après l’avoir rencontré.


Diplômée d’Harvard, Michelle Robinson intègre le cabinet d’avocats Sidley Austin en 1988, cabinet conccurent de celui de CHRISTINE LAGARDE, Picsou de la FRANCE!!!

. L’été suivant, elle doit prendre sous son aile une jeune recrue: un dénommé Barry Obama, athlète fan de basket au sourire enjôleur. Mais le charme n'opère pas immédiatement. Après quatre année d’une cour effrénée, le séduisant «Ob» décroche un ticket et emmène «sa marraine» au cinéma. Michèle est envoûtée par son humour. Ils se marient la même année. Malia Ann naît en 1999 et Sasha en 2002.


Quinze ans de vie communes rivalisent avec un couple de jeunes mariés


Carla n’est qu’amour pour son petit mari, qui a pour elle l’étoffe «d’un Prince et d’un Bonaparte». Beauté saisissante, Carla ne veut plus attirer les regards mais «observer le métier» de son mari. Intarissable, elle vante l'intelligence étonnante et la boulimie de travail de son époux. «C'est inimaginable ce qu'il travaille. Il est comme Sisyphe, il aime porter la pierre.» Subjuguée, passionnée, Carla attribue à Nicolas «cinq ou six cerveaux remarquablement irrigués». Et le juge «courageux pour deux, très protecteur, très paternel». Soumise, Carla Sarkozy ajoute : «C'est une grande aventure que d'accompagner un homme qui dirige la France». Avant chaque déplacement officiel, le couple fait corps: «Mon mari sort une carte à la maison et il m’explique où l’on va, quelle est l’histoire de ce pays, quelles sont ses particularités», explique la First Lady, docile et avide d’apprendre.


Parfois accusée d’être castratrice, Michelle Obama est une maîtresse-femme ou plutôt une mère de famille exigeante et franche. Elle ne cherche pas à maquiller la vérité, révèle son quotidien. Et n’hésite pas à dresser un portrait peu glorieux du père de ses enfants. Du beurre qu’il «oublie de ranger dans le frigo» aux chaussettes «qu’il laisse traîner partout dans la maison», jusqu’à «son haleine fétide le matin»… Jamais lasse de se moquer de son conjoint, elle s’amuse toujours de son drôle de nom et de ses grandes oreilles. Car ce qu’elle veut faire comprendre aux Américains, c’est que Barack Obama est comme eux. «C’est un homme de talent, dit-elle. Mais, au final, juste un homme.» Elle ne veut pas que son Barack prenne la grosse tête et elle rappelle aux électeurs qu’il n’est pas «le messie qui va régler tous les problèmes de l’Amérique».



Elles ne partagent pas la même hygiène de vie


Il est 7 heures, Paris s’éveille, Nicolas Sarkozy n’a plus sommeil. Porte d’Auteuil, le Président s’extirpe des limbes. Sa nymphe reste au lit et déplore qu’il ne prenne «pas plus de repos». La chanteuse suit son propre tempo. Après un levé tardif, la première dame s’octroie deux heures de sport quotidiennes. Soucieuse de sa silhouette, elle veille aussi aux courbes du chef de l’Etat. Et limite sa consommation de chocolat. Entre une émission grand public allemande et un Taratata de Nagui, portée par sa vie d’artiste, la belle Italienne ne compte pas s’impliquer dans le cénacle masculin du pouvoir. Ce qu’elle veut? «Jouer de la musique et chanter tous les jours.» Ouf! Marisa, mamie-gâteau, récupère Aurélien à l’école chaque jour à 16 h 30. Le soir, pas de dîner en ville, pour le couple qui convole, mais des plateaux-repas (équilibrés) devant un bon DVD.


Michelle est une force de la nature qui mesure 1,82 m. Elle ne veut pas faire de sport, justement parce qu'elle est «grande, noire et athlétique», a expliqué l'un de ses anciens professeurs au New Yorker. Et pas de sports collectifs, «parce qu'elle est malade si elle ne gagne pas». À défaut de jogging avec son époux, Mrs Robinson lui mitonne de bons petits plats. Michelle a pour recette fétiche un hamburger gambas-ananas sauce mayo-ketchup, elle confectionne des sablés aux zestes de citron et d'orange et craque volontiers pour un bon hot-dog en tête-à-tête avec Barack.
En journée, elle jongle entre les activités des petites (danse, piano, foot) et son emploi du temps de vice-présidente des hôpitaux de l’université de Chicago. Elle se lève à 4 heures et demie pour pouvoir courir et faisait tourner la maisonnée. De retour après sa journée marathon, elle vérifie les post-it sur le frigo pour s’assurer qu’elle a bien rempli toutes les missions. Barack assure ses fonctions de sénateur à Washington et ne rentrera que ce week-end. Enfin, plus maintenant…


Parfaite hôtesse de l’Elysée, Carla «s’inspire de Jackie Kennedy», joue à merveille son rôle de première dame et garde sa fantaisie pour la musique et la poésie. Quadra éblouissante, icône de mode et de distinction, elle «adorerait être enceinte» mais couve, pour l’instant son mari.
Militante des droits de la femme, Black affirmée, épouse sans concession, Michelle a annoncé qu’elle serait «première dame à sa manière». Classée par Vanity Fair parmi les 10 femmes les mieux habillées au monde, mais déjà décriée pour ses choix vestimentaires osées, Madame Obama est le miroir d’une Amérique dynamique, pleine d’espoir mais encore inquiète face au changement.


Aussi différentes soient-elles, Carla Bruni-Sarkozy et Michelle Obama partage le même sentiment. Elles aiment leur Président, leur conjoint, leur amant. Passionnément.


Justine Boivin


Mercredi 12 novembre 2008