Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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jeudi 22 janvier 2009

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L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, enrichit son dossier de plainte pour "crimes de guerre" de la part d'ISRAËL, de ses dirigeants et de ses Alliés.


GAZA : d’autres témoignages de médecins

Publié le 22-01-2009


Nous poursuivons la publication de témoignages prouvant le caractère criminel des actions commises par l’armée israélienne durant ses massacres dans la bande de Gaza. Les bombardements sont interrompus, mais Israël devra rendre des comptes sur ses atrocités. Le fait d’avoir empêché toute communication pendant les trois semaines de massacres, n’empêchera pas les témoignages d’affluer.

Témoins oculaires : La crise médicale à Gaza Dr Nasez Abou Chaaban (à Gaza) et Dr Miri Weingarten (en Israël) BBC News – 15.01.2009 http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/middle east/ 70830302.stm

Deux médecins qui oeuvrent pour des programmes soutenus par une fondation humanitaire basée au Royaume Uni rendent compte des difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la Bande de Gaza. Le docteur Abou Chaaban dirige l’unité des grands brûlés à l’hôpital Shifa et le docteur Miri Weingarten est directeur de l’association israélienne Médecins pour les Droits de l’Homme. Les témoignages ont été recueillis par la fondation Christian Aid.

DrAbou Chaaban – J’ai travaillé ici pendant 25 ans et je n’ai jamais vu quoi que ce soit de semblable. Je n’ai jamais vu un tel nombre de blessures ni des blessures aussi graves parmi des civils et des enfants de deux ou trois ans. Nous n’avons absolument pas les moyens de traiter le grand nombre de patients que nous recevons. C’est pourquoi, à l’instant où la frontière égyptienne s’ouvre, nous essayons d’y faire passer pour qu’ils soient traités les cas les plus sérieux et nous gardons ici les moins difficiles.

C’est un désastre. Des familles entières ont subi l’effondrement de leurs maisons, certains ont été atteints par des obus, d’autres sont brûlés. Un désastre total.

Nous avons reçu de très nombreux patients atteints de brûlures bizarres, complètement différentes des brûlures que nous avons l’habitude de traiter : des brûlures profondes qui dégagent une forte odeur chimique. Les blessures continuent à fumer pour un long moment. Quand nous essayons de les laver avec une solution saline et de l’eau, le patient se plaint de douleurs extrêmes. Dans certains cas s’observe une grave destruction des tissus et nous avons dû amputer le membre entier.

Nous ignorons quelle sorte de traitement serait à appliquer. Le problème majeur est que nous ne connaissons pas le type d’armes qui a été utilisé. Un médecin suédois qui travaille avec nous suppose qu’il pourrait s’agir de phosphore blanc, mais nous n’en avons pas la certitude. Et même si tel était le cas, nous n’en avons pas l’expérience et ne savons pas comment traiter les blessures qu’il a causées. Nous sollicitons l’aide de tous les médecins à travers le monde : quelles sortes d’armes provoquent de telles blessures et comment les traiter ? L’odeur chimique qui s’en dégage est-elle nocive pour les personnels médicaux ? Quelles en sont les répercussions à long terme ? Nous n’en avons pas idée. Que pouvons-nous donc dire ? Nous essayons de rassurer les patients, mais nous sommes dans l’incertitude. Je n’ai pas eu une minute de sommeil depuis 36 heures. Je ne suis pas un administrateur, j’ignore combien de temps nous pourrons continuer à soigner des malades dans ces conditions. Je continuerai à travailler même avec le minimum de moyens. Je travaillerai aussi longtemps que le bombardement se poursuivra, parce que c’est ce que j’ai à faire.

Dr Miri Weingarten – Il m’est difficile de différencier un jour du suivant. De l’aube jusqu’à la nuit, nous recevons un flux continu d’appels de blessés piégés à Gaza et que nous n’avons pas la possibilité d’aider. Nous sommes une association israélienne oeuvrant pour lutter contre les violations des droits en matière médicale. Nous sommes parvenus à faire sortir de Gaza vers Israël inq personnes blessées à la tête pour qu’elles y reçoivent des soins médicaux ; mais c’était avant que commence l’offensive terrestre. Depuis, nous avons dû nous borner à organiser un mouvement d’ambulances pour atteindre les personnes blessées et les familles prises au piège : beaucoup d’appels au secours, mais peu de succès.

Les rares hôpitaux encore en fonctionnement dans la Bande de Gaza sont surchargés jusqu’au point de rupture. Il n’y a ni places dans les unités de soins intensifs, ni suffisamment d’équipes chirurgicales spécialisées aptes à traiter des blessures graves.

Il y a un afflux massif de blessés qui ne sont pas traités à temps. Les cas désespérés ont simplement été renvoyés chez eux. Il en va de même pour les personnes atteintes de maladies rénales qui ont besoin d’une dialyse bi-hebdomadaire : tandis que la plupart ne sont même pas capables de rejoindre un hôpital pour leur traitement, ceux qui y parviennent sont aussitôt renvoyés chez eux. J’ai entendu parler du père d’un de nos patients, un garçon de 10 ans atteint d’un cancer qui avait été en Israël pour une chimiothérapie. Evidemment, cela n’est plus concevable. L’enfant était en souffrance, il voulait aller vers l’hôpital le plus proche à Gaza, l’hôpital européen de Khan Younès. L’ambulance n’a pas pu les atteindre parce que la route était bloquée ; cet homme a donc emporté son fils à l’hôpital, sur son dos, sur 8 kilomètres. Quand ils y sont arrivés, aucun médicament n’était disponible, il n’y avait même plus d’analgésiques, et le père a donc rapporté son enfant à la maison. La crise ne touche pas seulement les hôpitaux ou les blessés, mais les citoyens ordinaires captifs dans leurs maisons. Ils ont pu avoir quelques réserves de nourriture et d’eau et se sont débrouillés pour survivre, plus ou moins, durant les dernières semaines. Mais maintenant les vivres sont épuisés, l’eau est épuisée, les piles des téléphones mobiles sont épuisées et il n’y a aucun moyen de les recharger. Un sentiment de panique grandit dans la population civile.

Tout ceci est de loin le pire que j’aie vu. Je n’aurais jamais pu penser que quelque chose de semblable puisse arriver si vite, une descente si abrupte en si peu de temps. Nous faisons de notre mieux pour aider les gens auxquels nous parlons, même en sachant que ce n’est réellement pas possible.

Dr Nasez Abou Chaaban (à Gaza) et Dr Miri Weingarten (en Israël)


CAPJPo-euroPalestine