Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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samedi 21 février 2009

CANCER,INCINERATEUR,JUSTICE,BARNIER MICHEL,HERVE GAYMARD,ALBERTVILLE,SAVOIE


L'ECHO des MONTAGNES,dans le légitime but de vous informer, continue sa lutte contre les incinérateurs et en particuliers, celui d'ALBERTVILLE,en SAVOIE.
En effet nous avons déjà parlé de cet incinéra-tueur, dont les présidents de conseil général étaient et sont MICHEL BARNIER et actuellment HERVE GAMARD.

MICHEL BARNIER était aussi environ-ministre= ministre de l'environnement, et HERVE GAYMARD était secrétaire d'état à la SANTE (celle de son protefeuille) mais pas des savoyards.
En effet ces deux élus, vu leur fonction conaissaient les risques de la dioxine sur la santé des riverains, veaux, vaches et cochons compris.Le vice-président du conseil général et également maire d'ALBERTVILLE, ALBERT GIBELLO cumulait aussi la fonction de patron de la société pourrie qui exploitait cet incinératueur.

Mais la protection de la justice aidant ce trio a été blanchi (pas comme l'argent de COURCHEVEL, station du conseil général de la SAVOIE et du département de la SAVOIE): ils ne sont pas responsables, circulez il n'y a rien à voir.
L'injustice est un métier, surtotu à ALBERTVILLE et à MOUTIERS-TARENTAISE, en SAVOIE. Les juges Barnier et Gaymard BOYS font la loi et disent même du mal de leur ministre et garde des sceaux.
L'Echo des Montagnes
Numéro 17 - Page 2
23 novembre 2005
LA DIOXINE TUE
ou l’INCINERATUEUR
DE GILLY SUR ISERE.

http://echosdesmontagnes.chez-alice.fr/Echo_des_Montagnes/Num_17/Page_02.htm
Revenons au blanchiment de ces élus sous le prétexte que l'incinératueur ne provoque pas de cancer, tel a été la position du palais de l'Injustice d'ALBERTVILLE.
Et bien Messieurs les juges vous avez tout faux.
En effet,

Dans un document de synthèse, l'InVSInstitut de veille sanitaire : créé en juillet 1998, il succède au Réseau national de santé publique (RNSP), avec pour mission de surveiller en permanence l\'état de santé de la population et son évolution. Il est chargé, en particulier, de détecter toute menace pour la santé publique et d\'en...');" onmouseout="killlink()">Institut de veille sanitaire fait le point sur les effets sanitaires des incinérateurs d'ordures ménagères. Conclusion : « des éléments convaincants » confirment des observations déjà existantes d'un impact sur la santé humaine.

En passant de 300 en 1990 à 128 en 2006, le nombre d’incinérateurs d’ordures ménagères a littéralement fondu en France ces 15 dernières années. C'est une bonne nouvelle puisque la plupart des installations fermées étaient vétustes. Mais malgré des efforts certains dans ce domaine, notre pays accueille encore sur son sol le plus grand parc d’incinérateurs d’Europe.

C’est ce qu’indiquent les rédacteurs du Bulletin épidémiologique Hebdomadaire (BEH, édité par l'Invs, Institut de veille sanitaire) qui, dans un numéro thématique, se sont penchés sur les effets sanitaires des incinérateurs. « Nous avons de bonnes raisons d’être satisfaits car [les] anciens incinérateurs ont induit des risques pour la santé des populations avoisinantes » explique dans un éditorial le Pr Denis Zmirou-Navier (université de Nancy, Inserm U954 et Ecole des Hautes études en Santé publique).

Corrélation avec plusieurs CancerUn cancer est une pathologie caractérisée par la présence d\'une (ou de plusieurs) tumeur(s) maligne(s) formée(s) à partir de la transformation par mutations et/ou instabilité génétique (anomalies cytogénétiques), d\'une cellule initialement normale.
La transformation cellulaire tumorale se traduit...');" onmouseout="killlink()">cancers:

L’étude de terrain menée de 1990 à 1999 illustre d’ailleurs cette réalité. Haut-Rhin, Bas-Rhin, Isère et Tarn : les alentours des usines d’incinération de ces quatre départements ont été passés à la loupe. L’objectif était d’observer une éventuelle relation entre l’incidence locale des cancers et l’exposition aux polluants émis par les usines.

Au-delà de la complexité des chiffres avancés, « l’étude a mis en évidence des relations significatives entre l’exposition [aux polluants] et l’incidence de plusieurs cancers » précisent les auteurs. La corrélation est particulièrement nette chez la femme et pour toutes sortes de cancers : du foie, du poumon, du sein, les LeucémieLes leucémies sont des cancers du tissu sanguin pouvant toucher le tissu lymphoïde (15% (globules blancs= LB,LT)) mais aussi (et surtout) le tissu myéloïde (globules rouges, mégacaryocytes, polynucléaires, etc...).');" onmouseout="killlink()">leucémies, les SarcomeFamille de tumeurs malignes qui se développent à partir des cellules du tissu conjonctif, cellules assurant le lien entre les éléments d\'un même organe et occupant une fonction de remplissage et de soutien (armature). Les sarcomes représentent environ 10% de tous les cancers.');" onmouseout="killlink()">sarcomes des tissus mous…

Une étude démarrée il y a douze ans dans neuf grandes villes françaises vient de fournir une réponse à laquelle on s'attendait : oui, la pollution urbaine augmente les risques d'hospitalisation et de décès « à court terme ». C'est la première fois qu'une étude nationale est publiée en France.

La pollution augmente-t-elle les risques d’hospitalisation et de décès ? Pour répondre à cette question, l’InVSInstitut de veille sanitaire : créé en juillet 1998, il succède au Réseau national de santé publique (RNSP), avec pour mission de surveiller en permanence l\'état de santé de la population et son évolution. Il est chargé, en particulier, de détecter toute menace pour la santé publique et d\'en...');" onmouseout="killlink()">Institut de Veille sanitaire (InVS) a lancé dès 1997 un Programme de surveillance AirMélange de gaz contenant 78% d\'azote, 21% d\'oxygène, environ 1% d\'argon et des traces de néon, de krypton, de xénon et d\'hélium.');" onmouseout="killlink()">air et santé dans neuf agglomérations, dont Paris. Cette couverture quasi-nationale est une première. Les résultats viennent d'être publiés dans le Bulletin épidémiologique Hebdomadaire
Les auteurs se sont intéressés à trois indicateurs de pollution : le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et l’OzoneGaz contenant trois atomes d\'oxygène dans chaque molécule. Présent dans la haute atmosphère, il protège la Terre de la majorité du rayonnement ultraviolet du soleil.');" onmouseout="killlink()">ozone (O3). Leurs niveaux respectifs ont été régulièrement relevés entre 2000 et 2004. Les résultats ont ensuite été comparés aux registres de mortalité de neuf villes : Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse.
(BEH).

Lien de cause à effet:

Il en ressort que plus les taux de pollution sont élevés, plus les risques d’hospitalisation et de mortalité « à court terme » sont importants. « Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaire et cardiaque est significativement associé à l’ensemble des indicateurs de pollution étudiés » concluent en effet les rédacteurs du BEH.

Même si cette relation de cause à effet entre pollution et mortalité est prouvée depuis bien longtemps, c’est en revanche la première fois que la France publie des résultats d’envergure nationale.


Dioxine

Groupe de substances chimiques organiques persistantes dont les effets réels sont particulièrement difficiles à cerner : les dibenzodioxines polychlorées (PCDD), les dibenzofuranes polychlorés (PCDF) ou les biphényles polychlorés (PCB), la plus toxique de ces substances paraît cependant être la tétrachloro-p-dibenzodioxine (TCDD).

Ces substances sont omniprésentes dans le sol, les SédimentsDépôt meuble laissé par les eaux, le vent et les autres agents d\'érosion, et qui, selon son origine, peut être marin, fluviatile, lacustre ou glaciaire.');" onmouseout="killlink()">sédiments et l'AirMélange de gaz contenant 78% d\'azote, 21% d\'oxygène, environ 1% d\'argon et des traces de néon, de krypton, de xénon et d\'hélium.');" onmouseout="killlink()">air. Elles sont produites involontairement lors de processus thermiques mettant en présence du chlore et des substances organiques. Elles peuvent aussi être produites par l'activité des VolcanOrifice de la croûte terrestre d\'où s\'échappent, lors des éruptions, de la lave (constituée de magma), des gaz (dioxyde de soufre, gaz carbonique, azote, par exemple), des cendres.
L\'étude des volcans est la volcanologie ou vulcanologie. L\'activité volcanique est l\'une des manifestations de...');" onmouseout="killlink()">volcans
, par définition incontrôlable, ainsi que par les incendies de forêts, mais les principales sources d'ÉmissionFait d\'émettre (des particules, des radiations, une substance, etc). En particulier, dans le cas de gaz nocifs, dégagement ou rejet de contaminants.');" onmouseout="killlink()">émission susceptibles d'être contrôlées sont les incinérateurs de déchets. Véhiculées par l'air, elles se déposent dans les champs et les rivières et se fixent particulièrement sur les graisses, les viandes, poissons, œufs et produits laitiers (y compris le lait maternel) .

Les dioxines s'accumulent dans l'organisme et peuvent dérégler les système hormonal, provoquer des MaladieDysfonctionnement d\'un organisme, caractérisé par différents symptômes et une certaine évolution dans le temps.
La plupart des maladies sont multifactorielles et leur occurrence dépend de l\'environnement, du vécu de l\'individu, mais aussi des prédispositions que lui confère son patrimoine...');" onmouseout="killlink()">maladie
de peau, réduirent les défenses immunitaires et, à terme, provoquer des CancerUn cancer est une pathologie caractérisée par la présence d\'une (ou de plusieurs) tumeur(s) maligne(s) formée(s) à partir de la transformation par mutations et/ou instabilité génétique (anomalies cytogénétiques), d\'une cellule initialement normale.
La transformation cellulaire tumorale se traduit...');" onmouseout="killlink()">cancers
.

L'incinération incontrôlée des déchets dans les décharges est une
source majeure de dioxines dans l'environnement.

A quoi correspondent la dioxine et les dioxines ?

La dioxine dite de Seveso (ville du Nord de l’Italie, lieu d’explosion en
1976 d’une usine de fabrication de composés chimiques organiques polychlorés)
correspond à la 2,3,7,8-Tétrachlorodibenzo-para-dioxine (2,3,7,8-TCDD).
La dioxine ou 2,3,7,8-TCDD fait partie de la famille des dioxines qui
regroupe les polychlorodibenzo-para-dioxines (PCDD) et les
polychlorodibenzofuranes (PCDF), contaminants omniprésents dans
l’environnement.

Le Conseil Scientifique de Consultation (Science Advisory Board, SAB) de
l'EPA donne son approbation définitive pour la clôture finale du rapport sur la
dioxine.
L'effort de 10 années de travail de l'Agence pour la Protection de
l'Environnement (Environmental Protection Agency, EPA) pour réévaluer les
risques pour la santé de la dioxine va peut-être finalement aboutir. Mais c'est loin
d'être le cas de la controverse engagée autour de la dioxine entre l'EPA et les
industriels.
Cela est dû au fait que la réévaluation de l'EPA classe les dioxines parmi
les plus dangereux produits chimiques connus. L'EPA estime que la dioxine
dans la nourriture et dans l'environnement entraîne des risques de cancer entre
0 et 1 pour 1000 pour les individus les plus exposés. Cette estimation des
risques est 10 fois plus élevée que celle présentée dans le rapport d'étape de
l'EPA en 1994.

Emissions de dioxines.

En 1995, la plus importante source de libération de dioxines aux Etats-Unis était
l'incinération.
Incinération 31 %
Déchets brûlés dans les jardins ou arrière-cours 19 %
Feux dans les décharges 19 %
Extraction de métaux non-ferreux 11 %
Production d'énergie 6 %
Feux de forêt, de broussailles, de paille… 4 %
Boues municipales non incinérées 4 %
Fours à ciment 3 %
Divers 5 %
Principales sources d’émission des dioxines (EPA, 1995)

Le 16 mai 2001, le comité de direction du SAB de l'EPA approuva
unanimement le rapport d'étape qu'un délégué du SAB avait préparé, concernant
les risques pour l'Homme liés à l'exposition à la dioxine. Le comité de direction
du SAB a exprimé le souhait de faire changer l'éditorial pour le soumettre le 1er juin
2001 à l'actuel administrateur de l'EPA : Christine Todd Whitman. Ensuite, selon les
responsables de l'EPA, l'agence va préparer la révision de ce rapport et le faire
parvenir aux spécialistes concernés du SAB dans le but de mettre au point dans
les trois mois avenirs un rapport final.
La révision du rapport sur les dioxines par l'EPA est une
longue et complexe histoire.
En 1985, l'EPA publia une étude sur les impacts de la dioxine sur la santé
qui estimait les risques de cancer dus à une exposition ancienne à 1 pour
10.000, une probabilité de risque de cancer des plus élevées par rapport à n'importe
quel autre produit chimique.
Craignant une réglementation plus stricte, les directeurs de quatre grandes
sociétés industrielles se rencontrèrent début 1991, avec William K. Reilly,
administrateur de l'EPA sous la présidence de Georges W. Bush. Ils demandèrent à
William Reilly d'entreprendre de nouvelles études sur les dioxines, qui reverraient à
la baisse les risques de la dioxine.
En 1994, l'EPA terminait son nouveau rapport provisoire qui regroupait plus
de 3000 pages.
En 1995, le SAB réexamina cette étude provisoire et accepta la majeure partie
de son contenu. Cependant, il demanda que les chapitres sur la caractérisation des
risques et sur les doses actives soient profondément révisés, affirmant que les
analyses de l'EPA n'appuyaient pas assez fortement les conclusions du rapport final.
L'EPA révisa les chapitres incriminés, ce qui lui prit quatre années.
Le nouveau chapitre sur la caractérisation des risques conclut que ces bas
niveaux de dioxines (dus aux expositions anciennes) posent des problèmes qui sont
plus importants que ceux qu'ils avaient estimé lors de la révision de 1994. Cela
s'explique en partie car la plupart des preuves montrant que la dioxine peut
entraîner des malformations à la naissance, perturber la reproduction, les
systèmes endocrinien (thyroïde) et immunitaire de jeunes enfants ne furent
accessibles qu’après 1991.
En novembre 2000, un comité délégué du SAB appelé le Comité Délégué à la
Révision du Rapport sur la Dioxine (Dioxin Reassessment Review Subcommitte,
DRRS) tint un meeting public et réexamina les deux nouveaux chapitres proposés. Il
prépara un bref rapport, expliquant ce qui avait émergé de ce meeting.
Mais quand ce rapport fut publié, il déclencha une intense controverse. Le
député administrateur pour la science de l'EPA, William H. Farland, des groupes
pour l'environnement, plusieurs membres du Congrès et même quelques membres
du DRRS déclarèrent que ce rapport ne reflétait pas les conclusions majeures de la
réunion de novembre 2000.
Pour tenter de résoudre ces problèmes, le DRRS prépara une visioconférence
(téléconférence) à la mi-avril 2001 et décida que certains aspects de ce rapport
seraient révisés. Leurs positions sur certains sujets avaient changé. Si la plupart des
membres étaient d'accord, une minorité ne l'était néanmoins pas. A l'issue de cette
conférence, un résumé du rapport fut préparé.
Maintenant que le comité de direction du SAB a recommandé que ce
rapport de l'EPA soit rapidement publié, ce long épisode de la saga de la dioxine
sera peut-être bientôt classé ?
Mais la controverse perdure autour de différents points de litige concernant la
caractérisation des risques de la dioxine. De ce fait, l'intense activité de lobbies
des industries des produits chimiques et de l'agroalimentaire pourrait retarder encore
la publication du rapport final par Christine Whitman.

Par ailleurs, pour bien argumenter l'estimation des risques de la dioxine, le rapport de l'EPA conclut que la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine (2,3,7,8-TCDD) est un cancérogène reconnu pour l'Homme et que les autres composés de type dioxine sont vraisemblablement aussi des cancérogènes potentiels pour l'Homme. Le rapport affirme aussi qu'en plus de leur pouvoir cancérogène, les dioxines perturbent les systèmes endocrinien et immunitaire ainsi que le développement du foetus. Des effets ont été observés sur des personnes qui ont été exposées à des concentrations seulement 10 fois supérieures à des niveaux moyens d'exposition anciens, conclut le rapport.


William H. Glaze, professeur à l'Université de Chapel Hill, en Caroline du
Nord, qui préside le comité de direction du SAB juge que la révision de l'EPA est "un
énorme pas en avant" vers des contrôles éventuellement plus stricts.
Les porte-paroles de l'industrie prédisent que si la révision est publiée dans sa
forme plus ou moins actuelle, de nombreuses normes environnementales seront
revues et certainement à la hausse, et de manière pas forcément justifiée mais
surement plus strictes. David Fischer, conseiller général du Conseil de la Chimie du
Chlore (Chlorine Chemistry Council, CCC), qui fait partie du Conseil de la Chimie
Américaine (American Chemistry Council) assure que "la révision pourrait toucher les normes préconisées pour le programme Superfund".

Le rapport pourrait aussi avoir une certaine influence, si un plan d'eau donné
venait à être classé "contaminé par la dioxine", dit C. T. (Kip) Howlett Jr., le patron du
CCC. Encore actuellement, la baie de San Francisco est considérée comme
contaminée par la dioxine et les populations ne doivent pas manger les poissons qui
proviennent de la baie, bien que le taux de dioxines dans les poissons ne soit pas
plus important que celui dans d'autres poissons pêchés ailleurs de par le monde,
explique-t-il.
Plus encore, le rapport de l'EPA pourrait avoir de l'influence sur ce que l'on considère comme un niveau sans danger de dioxines dans la nourriture, comme la viande (de boeuf), la volaille ou les produits laitiers, en SAVOIE notamment!


D'après le rapport, chaque Américain ingurgite en moyenne 1 pg de dioxine
par kg (de son poids) par jour. Ces dioxines viennent des graisses animales
alimentaires. Mais il est vraisemblable (d'après les calculs par rapport aux risques de
cancer) que 0,01 pg par kg par jour, soit une dos avec danger.
Les porte-paroles de l'industrie agroalimentaire affirment qu'il serait inutile et
de toute façon presque impossible de réduire le niveau des dioxines dans la
nourriture d'un facteur 2. Pour eux, "la viande de boeuf est sans danger et des efforts
de régulation pour encore diminuer le taux de dioxines devraient se focaliser dans
les secteurs où cela est possible et où cela sera efficace", dit la National Cattlemen's
Association (Association nationale des professionnels du bétail).Tiens, pardi.

Dans le rapport de l'EPA, les dioxines sont définies comme correspondant aux
biphényles coplanaires polychlorés, aux dibenzodioxines et aux
dibenzofuranes polychlorés et polybromés .

Comment l'EPA définit-elle les dioxines ?

Pour l'EPA, les dioxines correspondent aux dibenzo-para-dioxines et aux
dibenzofuranes polychlorés (Z = Cl) et polybromés (Z = Br).


En plus, l'EPA intègre dans le groupe des dioxines les biphényles
coplanaires polychlorés (PCB) et polybromés (PBB). Ceux-ci correspondent à des
composés du biphényle (deux noyaux benzéniques non accolés) dont les
hydrogènes sont substitués par des atomes de chlore ou de brome, et dont les
encombrants atomes d'halogènes (Cl ou Br) n'empêchent pas la libre rotation
des deux noyaux aromatiques autour de leur axe commun.


Biphényle Positions de substitution par rapport au noyau aromatique
Dans un biphényle non substitué en position ortho (2 et 6) et ortho' (2' et
6'), les deux noyaux benzéniques tournent librement autour de l'axe qui les relie,
et cette molécule occupera un espace minimal (molécule plane).
Parmi les biphényles coplanaires doués d'activité dioxine-like (activité
proche de celle de la 2,3,7,8-TCDD), on trouve le 3,3',4,4',5'-
Tétrachlorobiphényle (3,3',4,4',5'-PeCB) qui est le composé le plus actif parmi
les 13 PCB dioxine-like toxiques (tableau 5).
En cas d'encombrement au niveau des positions ortho-ortho', les deux
noyaux aromatiques vont se placer perpendiculairement l'un par rapport à
l'autre, faute de pouvoir tourner librement autour de leur axe.
Dans ce groupe de composés du biphényle non-coplanaires qui n'ont pas
d'activité dioxine-like (mais qui peuvent avoir d'autres activités toxiques) on
trouve par exemple le 2,2',6,6'-Tétrachlorobiphényle (2,2',6,6'-TCB).

Le groupe des biphényles comprend aussi les dérivés bromés
correspondants dont certains sont utilisés comme agents ignifugeants
(retardateurs de flamme).
Parmi les dérivés bromés utilisés comme ignifugeants, on trouve aussi les
biphénylethers et des bisphénols-A.

Un point commun pour tous ces composés, polluants des écosystèmes, est
qu'ils sont susceptibles d'être des perturbateurs endocriniens au niveau de la
reproduction.

Les seuls dibenzodioxines et dibenzofuranes qui sont considérés comme
toxiques sont ceux qui possèdent au moins quatre substitutions par des atomes
de chlore ou de brome en position 2, 3, 7 et 8. En définitive, le groupe des
dioxines, furanes et PCB qui sont considérés comme ayant une activité toxique
dioxine-like regroupe environ 30 composés.

Dans ce groupe, la 2,3,7,8-TCDD est la plus toxique.
Si l'on considère que tous les composés qui ont des effets biologiques par le
même mécanisme toxique doivent être pris en considération, la toxicité d'un
composé donné s'exprime grâce à des "facteurs d'équivalence toxique" (TEF), qui
évaluent la toxicité de ce composé par rapport à celle de la 2,3,7,8-TCDD, prise
comme témoin.


Facteur d'équivalence toxique international (I-TEF) de quelques congénères
parmi les 30 congénères toxiques PCDF, PCDD et PCB coplanaires
(OMS, 1994, repris par l'EPA, juin 2000)
Pe = Penta, T = Tétra

Bien que le risque de cancer dû à la dioxine soit élevé, selon le rapport de
l’EPA, la situation s'est améliorée. Les émissions de dioxines par les grandes
industries ont baissé de 75 % entre 1987 et 1995 et les quantités présentes dans
l'environnement ont nettement diminué. Cependant, selon ce rapport, des sources
relativement mal définies, comme les déchets incinérés dans les jardins et les
feux accidentels (ou non) dans les décharges, ne sont pas réellement évaluées.

Selon le rapport de l’EPA, actuellement, aux Etats-Unis, 95 % des
expositions de l'Homme aux dioxines proviennent de la nourriture.
Les aliments les plus fortement contaminés sont les poissons d'eau
douce, d'eau de mer, le porc, le boeuf, la volaille et les produits laitiers. La
principale source de contamination de la nourriture par les dioxines est le dépôt
aérien sur les plantes et les retombées dans les plans d'eau.
La plus importante controverse du rapport de l'EPA est la suivante : est-ce que
la 2,3,7,8-TCDD est un cancérogène pour l'Homme, oui ou non ? Basé sur la classification des cancers que l'agence développa en 1996, le rapport dit que la 2,3,7,8-TCDD est un cancérogène humain reconnu.Vu le Tribunal d4albertville, en SAVOIE!!!!!


Toutes les parties s'accordent pour dire que la 2,3,7,8-TCDD augmente la
fréquence de certains cancers pour toutes les espèces animales testées.


Environ un tiers des membres du DRRS du SAB pense que la 2,3,7,8-TCDD
devrait être classée comme cancérogène reconnu pour l'Homme. Ils s'appuient
sur les études épidémiologiques auprès de travailleurs fortement exposés à la
dioxine dans de nombreux sites industriels. Tous les groupes testés indiquent une
augmentation de la fréquence des cancers associés à la 2,3,7,8-TCDD. Ces
membres du DRRS confirment qu'il est difficile d'identifier d’autres facteurs que la
2,3,7,8-TCDD, ce qui pourrait expliquer leurs conclusions .

D'autres scientifiques examinèrent les recherches sur les dioxines et
conclurent que la 2,3,7,8-TCDD est un cancérogène humain reconnu. L'IARC
(Agence internationale pour la Recherche sur le Cancer) l'a aussi classé ainsi en
1997 et le NTP américain (Programme National de Toxicologie) aboutit à la même
conclusion en janvier 2001..

EXPOSITION DES POPULATIONS VIETNAMIENNES AUX DIOXINES.

Des quantités extrêmement importantes de 2,3,7,8-TCDD ont été trouvées au VietNam
Des études épidémiologiques sur des populations fortement exposées au
VietNam peuvent contribuer à comprendre la persistance dans la nature de la
dioxine ainsi que ses effets sur la santé humaine.
Trente ans après que les Américains aient arrêté d'utiliser, comme agent
défoliant, l'Agent Orange au VietNam, les habitants d'une ville du sud du
VietNam montrèrent des taux alarmants de dioxines dans leur sang. Selon une
étude menée par Arnold Schecter de l'université de l'Ecole de Santé publique du
Texas (Dallas), les échantillons de sang de 20 habitants de Bien Hoa City
montrèrent des taux de 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine (2,3,7,8-TCDD)
jusqu'à 135 fois supérieurs à ceux d’un groupe de 100 habitants de Hanoi.
Les niveaux élevés de 2,3,7,8-TCDD furent retrouvés chez des personnes
qui n'ont pas vécu dans la région pendant la guerre du VietNam, et même chez
des enfants nés après la fin de la guerre !
Ainsi, en 1971, des milliers de gallons d'Agent Orange (un gallon américain
est équivalent à 3,785 litres), contaminés par de petites quantités de 2,3,7,8-
TCDD, ont fui d'un réservoir de stockage souterrain près de Bien Hoa City. Les
fortes teneurs en 2,3,7,8-TCDD dans le sang sont peut-être le résultat de la
"concentration des dioxines accumulées dans la terre puis dans les sédiments de
la rivière, ensuite dans les poissons et, pour finir, dans les graisses des
populations consommant ces poissons." "D'après cette étude, la 2,3,7,8-TCDD
semble être stockée indéfiniment dans l'environnement".
L'Institut national des Sciences environnementales de la Santé (National
Institute of Environmental Health Sciences) est actuellement en train d'étudier
la possibilité de réaliser un programme de recherche en partenariat avec le
gouvernement vietnamien, étude dont l'objectif serait d'étudier les effets des
dioxines sur la santé et la contamination de l'environnement qui préexiste
toujours par suite de l'utilisation intensive de l'Agent Orange durant la guerre
du Vietnam. Les membres du gouvernement vietnamien et les scientifiques
vietnamiens et américains se sont rencontrés à Singapour au mois de novembre
2000 afin d’élaborer un programme international sur ce sujet.
TABLEAU 6
Pour s’opposer à William Farland, Marcie Francis, industriel et directrice de la
politique scientifique de CCC (Conseil de la Chimie du Chlore), affirme que l'EPA a
tenté de faire adopter les conclusions de la réévaluation des dioxines sans prendre le
temps de bien chercher à comprendre le pourquoi de l’opposition du milieu industriel.

Malgré le fait que certains administrateurs et scientifiques de l'EPA soient
déterminés à publier la réévaluation des dioxines, il y aura sans doute de
nombreuses pressions dans le sens opposé. Les industries de la chimie et ceux de
la viande animale vont tenter de faire pression sur Christie Whitman afin de retarder
la publication de cette réévaluation, et ceci jusqu'à ce le Ministère de l'Agriculture et
l'Administration chargée de l'Alimentation et des Médicaments (Food and Drug
Administration) puissent mener leurs propres études. Ils peuvent aussi demander un
délai jusqu'à ce qu'une étude sur la dioxine dans l’alimentation, qui est juste en cours
d’évaluation par le Conseil National de la Recherche (National Research Council),
soit terminée. "L'industrie de la viande bovine est en faveur d'un réexamen
permanent de l'évaluation des risques préparée par l'EPA, réévaluation qui selon eux
serait souhaitable d’être fait par l'Académie Nationale des Sciences", conclut
l'Association Nationale des Eleveurs de Bovins.