Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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mardi 7 avril 2009

BENOIT XVI,WILLIAMSON, NEGATIONISME,CABALE,PÂQUES 2009,

L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous livre cet article qui mérite lecture et réflexion pour comprendre la situation de l'EGLISE CATHOLIQUE à la veille des Pâques 2009.





La nouvelle est désormais confirmée et prouvée. L’actuel pape Benoît XVI, alors cardinal Joseph Ratzinger, a collaboré en 1998 avec le groupe éditorial d’extrême droite Aula-Verlag, de Graz, en Autriche, un pays dont il n’ignore certes point la langue !

L’approbation fut donnée à ce groupe éditorial de publier un texte du cardinal dans un numéro spécial de la revue Aula à l’occasion du 150ème anniversaire de la révolution allemande de 1848. Précisons que l’article en question du cardinal Ratzinger avait été publié auparavant dans la revue catholique conservatrice Communio en 1995. Rappelons qu’à l’époque Joseph Ratzinger était en charge de la congrégation pour la doctrine de la foi, une mission qui inclut pourtant un strict devoir de réserve et déconseille de se commettre en si fâcheuse compagnie. C’est Mgr Josef Clemens, aujourd’hui évêque et secrétaire du conseil pontifical pour les laïcs, en vue dit-on d’une prochaine promotion comme chef de dicastère voire comme cardinal, qui se chargea de la négociation. En effet, le 18 septembre 1997, Gerhoch Reisegger, un des éditeurs de l’Aula-Verlag demanda à « son Eminence le cardinal Joseph Ratzinger » la permission de réimprimer son article de Communio..

Le 30 septembre suivant, soit douze jours plus tard, Mgr Clemens donna son feu vert à l’éditeur autrichien au nom du cardinal Ratzinger et tint à préciser que ce dernier appouvait l’impression de cet essai. L’article du cardinal Ratzinger s’intitulait Liberté et Vérité. Le prélat bavarois y fustigeait de façon virulente et sans nuances la conception actuelle de la liberté, dans nos sociétés occidentales décadentes et déchristianisées. Une rhétorique qui plut d’emblée aux éditeurs de l’Aula-Verlag, Otto Srinzi et Jürgen Schwab, deux leaders bien connus de l’extrême-droite germanophone. Mgr Ratzinger y dénonçait en particulier l’hypertrophie de la liberté individuelle, un thème qui lui semble cher (voir plus loin). La revue mensuelle du groupe d’extrême-droite diffusa donc l’article avec - nous insistons là-dessus - l’accord explicite de l’auteur, par l’intermédiaire docile et fidèle de Mgr Clemens, lequel sans aucun doute n’aurait pour rien au monde trahi la pensée ou l’intention de son supérieur. L’archidiocèse de Vienne tenta il est vrai de nier que le cardinal ait donné son feu vert, pour éviter une polémique, suggérant que l’article avait en fait été indûment reproduit par Aula-Verlag, ce qui est faux. Le groupe éditorial s’inscrit dans la mouvance de Jorg Haider, décédé en octobre dernier dans un accident d’automobile, et duquel était proche, dit-on, un évêque autrichien aujourd’hui retiré suite à des affaires de mœurs, Mgr Kurt Krenn. Le mensuel était même devenu au fil des années l’organe propre du parti de Haider. A l’époque, en ascension croissante, ce mouvement d’extrême-droite, qui ne dissimulait pas sa sympathie pour le nazisme, constituait un danger évident qu’un germanophone cultivé comme le cardinal Ratzinger ne pouvait ignorer. La seule mention du nom de cette maison d’édition autrichienne aurait dû alerter l’intéressé et les services du Vatican. D’autant qu’Aula avait fait ses preuves par delà les frontières autrichiennes. L’éditeur du magazine, Herwig Nachtmann, avait en effet montré son soutien au négationniste Walter Lüfti. Or, dans son article, Les Lois de la Nature s’appliquent aux Nazis et aux Antifachistes, Aula louait l’étude de Lüfti, intitulée Holocauste, Croyance et Faits, publiée en 1992, comme une « borne kilométrique sur la route de la vérité ». La mauvaise publicité qui en résulta provoqua même le parti FPÖ, d’extrême-droite de Jörg Haider, qui avait jusqu’à présent utilisé l’Aula comme un organe du parti à se distancier du magazine et de son éditeur, et à cessé son soutien financier.

Qu’une telle situation ne fût pas remarquée par le Vatican n’est cependant pas le plus grave. Le scandale est que le texte même du cardinal Ratzinger contient des passages inquiétants. Sous le titre Critiques de la Démocratie, le cardinal écrit : « Penser que la démocratie n’est pas encore la bonne forme de la liberté est plutôt ordinaire et très largement répandu… Les élections sont-elles libres ? N’y a-t-il pas une oligarchie de ceux qui décident de ce qui est moderne et progressiste, de ce qu’un individu éclairé devrait penser ?…

Et quid du processus de prise de décision dans les corps de la représentation démocratique ?... Qui peut douter de la force des groupes d’intérêt, dont les mains sales sont de plus en plus visibles ?... Et, est-ce que le système de la majorité et de la minorité est vraiment un système de liberté en premier lieu ? … » Aux yeux des éditeurs de l’Aula, autant de méfiance envers la démocratie marquera le début d’une belle amitié. Ainsi, lorsque le cardinal Ratzinger fut élu pape, ils se réjouirent à travers le communiqué suivant : « Nous saluons votre arrivée, Protecteur de Dieu ! Comme l’un de la jeunesse hitlérienne et membre du corps anti-aérien, qui protègea naguère vos semblables de la bombe de l’holocauste anglo-américain2 [sic !] ! Très saint-Père, combattrez-vous aujourd’hui avec autant de détermination l’holocauste des bébés ? [resic !] ».

L’affaire Williamson n’est donc pas le fruit du hasard...

Francis Serra
http://www.golias.fr/spip.php?article2750