Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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vendredi 30 juillet 2010

SAVOIE, SUISSE, INDEPENDANCE, ALLEMAGNE, BADEN WURTEMBERG, AUTRICHE, ITALIE, CÔME, VORALBERG, BERNE





Un Savoyard sur deux adhère au rêve d'une «Grande Suisse», selon le FIGARO INTERNATIONAL!!!!

Par Marie Maurisse


Commentant les résultats du sondage, Dominique Baettig, auteur de  la proposition, estime que «le modèle suisse fait fantasmer».
Commentant les résultats du sondage, Dominique Baettig, auteur de la proposition, estime que «le modèle suisse fait fantasmer».

La proposition d'un élu populiste helvète d'annexer les régions limitrophes de la Confédération, séduit les frontaliers.

Quand Dominique Baettig a proposé, en mars dernier, d'annexer à la Suisse ses territoires frontaliers, l'ensemble de la classe politique a doucement rigolé. Élu de l'Union démocratique du centre (UDC) - parti populiste majoritaire au Parlement -, ce psychiatre voulait autoriser plusieurs régions d'Allemagne, d'Italie, d'Autriche et de France à adopter le drapeau rouge à la croix blanche. Cette «Grande Suisse» comprendrait plus de 24 millions d'habitants. «Ce n'est qu'une farce, s'exclamait le député libéral genevois Christian Lüscher. Je n'ai rien contre la provocation, mais cette motion n'a rien de constructif.»

Mais aujourd'hui, à Berne, cette farce ne fait plus sourire. Un sondage paru dans l'hebdomadaire alémanique Die Weltwoche révèle qu'ils sont 52% dans le Vorarlberg (Autriche), 48% en Savoie-Haute-Savoie comme dans le Bade-Wurtemberg (Allemagne) et 52% à Côme-Varèse (Italie) à se prononcer pour cette intégration. Les jeunes et les électeurs de droite sont particulièrement enthousiastes.

Dans le quotidien populaire Le Matin , les habitants d'Annecy attirés par la Suisse louent cette «vraie démocratie», où l'on «respecte vraiment les salariés». Dominique Baettig jubile. «On m'a pris pour un allumé, mais les résultats sont là : le modèle suisse fait fantasmer.» Selon le Weltwoche, les sondés seraient notamment séduits par le système de démocratie directe, qui donne fréquemment la parole aux citoyens.

Pourtant si la centaine de milliers de frontaliers qui travaillent en Suisse et habitent en France devenaient suisses, ils perdraient les avantages financiers dont ils bénéficient aujourd'hui. Pourquoi donc voudraient-ils changer de nationalité? «Parce que le dernier village gaulois, c'est la Confédération helvétique, explique Xavier Comtesse, directeur romand du think-tank Avenir Suisse. Ici, il n'y a pas de dette, peu de chômage. Le système éducatif et celui de santé fonctionnent bien… Les Français sont attirés par cet eldorado. D'autant plus qu'ils sont victimes de la crise économique et de la crise européenne.»

«Acte politique inamical»

La Ligue savoisienne se réjouit des résultats du sondage. Même si ce mouvement promeut avant tout l'indépendance de la région, sa secrétaire administrative Évelyne Anthoine n'est pas hostile à «l'option suisse». «La Savoie est le dernier pays annexé par la France, en 1860, dit-elle. C'est très récent! Avant, notre duché englobait certaines parties de Genève, de Neuchâtel et du Valais. Les Suisse sont nos frères!»

Tel n'est pas l'avis de Bernard Andenmatten, historien à l'Université de Lausanne et spécialiste de la Savoie. «Certes, l'identité alpine est une valeur commune à la Suisse et la Savoie.