Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

mercredi 23 février 2011

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN, C.I.A., HI JINTAO , CRIF, FMI, CHINE, O.N.U, PRESIDENTIELLE, DSKGATE,MARTINE AUBRY, PS, UMP, NICOLAS SARKOSY, UMP,G 20,















SPOLIATIS ARMA SUPERSUS

Cliquez sur l’horloge :

Calendrier et horloge de l'EdM


L'ÉCHOdes MONTAGNES vous demande avec insistance de cliquez sur le lien ci-dessous, pour pouvoir lire intelligemment ce qui suit et ne pas être emmerder par les jérusalistes:

LIBERTE DE LA PRESSE, LIBERTE D'EXPRESSION, LIBERT...

SAGA DE DSK ou le DSKGATE

Hier nous vous avons parlé de la plainte au pénal contre DSK.
Aujourd'hui l'Écho des MONTAGNES va vous redonnez les raisons pour lesquelles DSK ne se présentera pas aux élections présidentielles françaises. Son pote et complice NICOLAS SARKÖSY de NAGY-BOCSA est dans le coup, ainsi que MARTINE AUBRY-BROCHEN,BARACK OBAM et le président chinois, HU JINTAO, démocrate comme KADHAFI, BEN ALI et MOUBARACK.

Tous ces démocrates se reçoivent, donc qui se ressemble s'assemble, donc les UMP sont bien des dictateurs sanguinaires, conclusion pour les français :ne votez plus UMP, sinon vous votez dictature!

Voila les raisons pour lesquelles DSK ne sera pas candidat à la présidentielle 2012:


- En 2012 les Chinois, qui financent les déficits Européens et US vont probablement prendre le contrôle du FMI - Selon Fillon, la France est en faillite - Suite aux usages en cours DSK n'est pas intervenu dans son pays d'origine .

Il est probable que les Chinois à la tête du FMI vont être beaucoup moins laxistes avec la France et, face aux déficits, imposer une politique comme il en a été imposé à l'Argentine ou à la Russie pendant leurs crises avec dégraissages massifs de fonctionnaires, réduction des retraites, etc... De ceci, DSK qui connait les tenants et aboutissants va-t-il accepter de passer du mauvais côté du bâton ? Ce serait réducteur sur son CV; mieux vaut une Présidence Européenne ou une Direction à l'ONU par exemple. A suivre donc!

" Les Chinois annoncent la fin de l'occident à DSK. Lors d'un débriefing du dernier G 20 (G= Grand Architecte de l'Univers= FRANC-MAÇON), avec ses proches à Paris, Dominique Strauss-Kahn a insisté sur l'arrogance croissante de Pékin. « La parenthèse occidentale s'est refermée », lui a assené à Séoul le ministre des Finances chinois qui souhaite son remplacement à la tête du FMI, en 2012, par un représentant d'un pays émergent."

Maintenant qui est DSK,l' a(r)gent trotskiste de la CIA?

Rappelez -vous le portrait brossé par THIERRY MEYSSAN:

5 octobre 2007
Gouvernance globale Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI
par Thierry Meyssan*

Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est
construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des
plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du
Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a
institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en
révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années
sur les relations de DSK avec les États-Unis.


La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction
générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a
donné lieu à deux messages contradictoires. D’un côté la presse
occidentale exalte la capacité du bloc atlantiste à imposer son candidat
face à celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d’autre part, elle affirme
que la principale mission de M. Strauss-Kahn sera d’associer plus
largement les pays du Sud aux décisions, c’est-à-dire de mettre fin à la
domination du bloc atlantiste.

Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se
trouvent aujourd’hui à la tête de quatre grandes organisations
internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal
Lamy dirige l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre
préside la Banque européenne de reconstruction et de développement
(BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE). Mais
doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et surtout,
doit-on se réjouir d’une situation qui, loin de manifester la place de
la France dans le monde, illustre l’intégration des élites françaises
dans la mondialisation, c’est-à-dire leur acharnement à détruire leur
pays, en tant qu’État-nation, un cadre politique qu’ils jugent dépassé ?

Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des
organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a
abondamment financé l’installation de dictatures dans les pays du Sud,
notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux
Philippines, en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de
remboursement immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier
leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses
adversaires l’accusent donc d’avoir provoqué, par l’oppression et la
famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle,
c’est-à-dire bien plus que les agressions militaires des États-Unis
durant la même période. De son côté, le FMI considère au contraire que
ses politiques « d’ajustement structurel » loin d’avoir provoqué ces
catastrophes y ont mis fin. Des « Prix Nobel » d’économie aussi divers
que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman
ont accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres
Nord-Sud. En effet, l’action principale du FMI aura été de financiariser
l’économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de
s’enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des
pays du Sud. S’il n’était la vénération que la société de consommation
voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré
organisation criminelle. Pourtant, c’est bien cette institution que le
socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c’est bien
M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de
la planète, pressés de toutes parts par les multinationales les moins
scrupuleuses.

Si l’on laisse de côté l’intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn,
qui devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec
un salaire annuel de base de 461 510 dollars net d’impôts, l’on doit se
poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons
un coup d’œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse
mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux
dirigeants de l’administration états-unienne.

Issu d’une famille aisée de gauche, « DSK » a été élevé au Maroc, puis à
Monaco. Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu’ashkénaze—, à
laquelle il accorde plus d’importance au plan culturel que religieux. Il
est diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d’HEC, licencié en droit
et agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat
d’affaires.

Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant
social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à
s’en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe
Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d’Irving Brown, l’agent
de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et
Cambadelis sont issus d’un petit parti trotskiste (les « Lambertistes »)
traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de camarades, ils ont
infiltré le PS et ont réussi à prendre les renes.

Il entre en 1986 à l’Assemblée nationale à la faveur du scrutin
proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s’implanter,
en 1988, dans une circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles, qui abrite
une forte communauté juive. Il s’y fait élire en faisant jouer le
réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des finances
de l’Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l’Industrie et au
Commerce extérieur auprès du ministre de l’Économie Pierre Bérégovoy.
Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant dilettante vivant
au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l’eau, tandis que
« Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers et
son besoin de reconnaissance personnelle par le monde de la finance.
« DSK » s’amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire,
tandis que « Béré » a des états d’âme.

Alors qu’il est ministre délégué à l’Industrie, il a connaissance des
problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit
Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses
opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck
Ullman-Hamon. Cet homme d’affaires est connu pour avoir par ailleurs
réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte
d’Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne de
Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du
Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au
contribuable français.

À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en
troisièmes noces— une star d’une rare beauté, Anne Sinclair, la
journaliste préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse
à l’écart de la cérémonie, mais de donner de l’éclat à la fête au sein
de la communauté juive, où ils s’affirment comme des personnalités
brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de
philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse
du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline
(épouse du patron de presse Jean-François Kahn).

En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une
délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de
Jérusalem qu’il considère comme capitale de l’État hébreu. En 1991, il
participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le Conseil
représentatif des institutions juives de France (CRIF) en pleine Guerre
du Golfe.

En 1994, usant de sa qualité d’ancien ministre de l’Industrie, il créé
le Cercle de l’Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois
48 des 50 plus grands patrons français. La moitié d’entre eux au moins
payent une cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts
soient défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette
association patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la
vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête
du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris
du Crédit Lyonnais et, au passage, d’étouffer les affaires
Ullman-Hamon.
Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat
d’affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la
Sofres et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour
quelques conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette
activité peu contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F
par an [2].
Par la suite, il donne des cours à l’université, à Stanford et
Casablanca, sans compter des conférences ici et là, toujours royalement
payées.
Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains.
C’est là qu’ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover
Institution [3]. À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la
personne qui négocie l’engagement de Dominique Strauss-Kahn— n’est autre
que Condoleezza Rice [4]. Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la
connaissance de George P. Schultz et des universitaires qui formeront le
vivier de l’administration Bush.

En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel
Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la
France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les
transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu’elle est
impraticable.

Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d’en
confier les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler
la plus juive des communes françaises avec la plus française des
communes d’Israël », Netanya.

De 1997 à 1999, il est ministre de l’Économie et des Finances. Il pilote
le passage à l’euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il
fait entrer la France dans le processus de financiarisation de
l’économie en multipliant les mesures démagogiques sectorielles.
L’adoption de la semaine de 35 heures diminue considérablement le nombre
d’heures travaillées ; tandis que l’exonération de charges sociales sur
les stock-options déplace les revenus des cadres du travail vers la
finance. Il résulte de cette politique que le début de décroissance de
la production française est compensée, au plan statistique, par un
développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le
pouvoir d’achat des classes moyennes s’effrite sensiblement.

Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du
pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair
l’introduit au Siècle, l’association la plus mondaine de Paris. Puis,
Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En 2000, l’OTAN
l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude
Trichet qui occupent avec lui aujourd’hui de prestigieux fauteuils dans
les institutions internationales.

Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres
entre engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l’objet d’une
mise en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle
étudiante, la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la
compagnie pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en
définitive que ses activités étaient licites, à défaut d’être morales.
Cependant les instructions pénales et une commission d’enquête
parlementaire mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel
Jospin, lorsqu’il était ministre de l’Éducation, avait modifié par
décret le taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité
sociale, transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le
compte du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les
campus toujours pour détourner plus d’argent. Dominique Strauss-Kahn
lui-même recevait des émoluments considérables pour des prestations
imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa
secrétaire au Cercle de l’Industrie (ou à son cabinet, il n’est guère
possible de différencier) par le groupe Elf.

Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et
les belles femmes (même les mineurs...ça c'est de mon cru;...), Dominique Strauss-Kahn est un tueur :
lorsqu’apparaît, à titre posthume, l’enregistrement vidéo du promoteur
immobilier Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde
pas à découvrir qu’il est un des organisateurs de ce mauvais coup.

Ses démêlées avec la Justice l’écarteront un temps de la scène
politique. Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair,
fera preuve de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa
faveur par sa seule attitude.

Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux,
il prend en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le
partenaire de la National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche
française [5]. La chose est d’autant plus aisée que, depuis Stanford, il
connaît la nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis
Condoleezza Rice, et que c’est la sœur adoptive [6] de celle-ci,
Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic Institute (NDI),
organisme tampon de la NED chargé d’acheminer les subsides du
département d’État US dans les caisses du Parti socialiste français.

En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des
principales officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la
pauvreté. DSK devient l’un des six administrateurs, rémunéré comme
toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en
faveur du libre-échange absolu.

La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal
Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a
eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est
idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que
le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de
Français de culture arabe.
En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum,
au sein du PS, dont l’objectif est de veiller au soutien du parti au
mouvement sioniste.

En 2004, il déclare lors d’une interview sur France-Inter : « Je
considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son
aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important
que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans
mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de
mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction
d’Israël. » [8]

En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du
« oui » au référendum d’approbation du projet de Traité constitutionnel
européen. Il travaille alors en lien avec le Policy Network
(Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les
Français votent « non ».

En 2007, alors que l’écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les
conséquences sociales actuelles de l’esclavage et de la colonisation,
DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des
noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils
techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil
représentatif des juifs de France (CRIF) [9]. À défaut de trouver un
écho parmi les noirs de France, cette initiative sera une réussite
médiatique, comme l’avait été quelques années plus tôt la création de
SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.

Lorsque s’ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le
candidat à l’élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn
apparaît à la fois comme le candidat le mieux placé face à son rival
déclaré, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat
officiel des États-Unis pour la gauche française.
Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur
des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et
plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].

Tout semble réglé à l’avance. Les cotisations d’adhésion au Parti
socialiste ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les
quelques milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des
cartes, juste pour participer au vote de désignation interne du
candidat. La manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK,
Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que
nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA.
Pourtant, contre toute attente, c’est un outsider, Ségolène Royal, qui
est désigné. C’est qu’à Washington on a un autre projet : placer Nicolas
Sarkozy à l’Élysée. Pour cela, il convient d’installer face à lui un
concurrent peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera
largement récompensé par la direction générale du FMI.

Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas
Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice
lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de l’European
Council on Foreign Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde,
officiellement pour convaincre les États du Sud de soutenir également sa
candidature. En réalité, leur vote importe peu, puisque les USA et
l’Union européenne ont à eux seuls 48 % des voix. La campagne de DSK est
payée par la France et organisée par l’agence de relations publiques TD
International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en
prétendant ne travailler qu’avec la correspondante française de
l’agence. TD International « vendra » à la presse la légende d’un DSK
désœuvré, téléphonant au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude
Juncker lors d’un colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré
d’ambitionner le FMI. En réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine
Ockrent participaient au Yalta European Seminar, moyennant un
défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George Soros.
Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et
l’arrimage de l’Ukraine à l’OTAN. Or, TD International est une officine
de la CIA, notamment chargée de la construction de l’image publique de
la « révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un
célèbre agent qui n’était ni plus ni moins que le chef de poste du
stay-behind en France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d’une
extrême gravité qui ne furent jamais dévoilés au public.

Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela,
quant à lui, n’a pas été convaincu par le show de Dominique
Strauss-Kahn. Il a confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu’ils
ne nous pillent » et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire
de même.


[1] Selon les propos d’Irving Brown
lui-même, rapportés dans Éminences
grises, par Roger Faligot et Rémi
Kauffer, Fayard 1992. Sur le réseau
US, voir « Stay-behind : les réseaux
d’ingérence américains », par
Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20
août 2001.

[2] « Dominique Strauss-Kahn,
1993-1997, profession – conseil »,
par Laurent Mauduit, Caroline Monnot
et Martine Orange, Le Monde, 11
décembre 1999. « Influents dans le
monde de l’entreprise », par
Bérengère Mathieu de Heaulme, Le
Figaro, 22 janvier 2002.

[3] « La Hoover Institution,
archives réservées aux
Républicains », Réseau Voltaire, 26
octobre 2004.

[4] « La fulgurante intégration de
Condoleezza Rice », par Arthur Lepic
et Paul Labarique, Réseau Voltaire,
8 février 2005.

[5] « La NED, nébuleuse de
l’ingérence démocratique », par
Thierry Meyssan, Réseau Voltaire,
22janvier 2004.

[6] Op. cit.

[7] « Le German Marshall Fund, un
reliquat de la Guerre froide ? »,
Réseau Voltaire, 5 octobre 2004.

[8] Cité in Encyclopédie politique
française, Tome 2, Facta éd., 2005.

[9] Les Nègres de la République, par
Claude Ribbe, Jean-Paul Bertrand
éd., 2007.

[10] « MM. Sarkozy et Strauss-Kahn
affichent leurs allégeances », par
Cédric Housez, Réseau Voltaire, 7
novembre 2006. Article plagié
depuis. La position de Dominique
Strauss-Kahn est partagée par le
premier secrétaire du PS, François
Hollande, voir « France : le Parti
socialiste s’engage à éliminer les
diplomates pro-arabes », Réseau
Voltaire, 9 janvier 2006. Les propos
imputés à M ; Hollande dans ce
dernier article ont fait l’objet
d’un démenti de l’intéressé, mais
ont été maintenus sur le site
internet du CRIF.

[11] « Création accélérée d’un
Conseil européen des relations
étrangères », Réseau Voltaire, 3
octobre 2007.
Thierry Meyssan