Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

samedi 12 novembre 2011

SAVOIE, AVRILLON, SAINT FRANCOIS DE SALES, ANNEXION, HARKI, VILLARD SUR THÔNES, ALGER, DAKAR, DE GAULLE, STEPHANE HESSEL, COMTE DE CAVOUR, NAPOLEON III, ITALIE,L,


                                                         



DISCOURS de Mr ROLAND  AVRILLON du 11/11/11

Mesdames et Messieurs qui êtes venus assister à cette cérémonie et nous avez fait l’honneur
et le plaisir de votre présence ; Au nom de tous les récipiendaires, je tiens à vous remercier
du fond du cœur de votre participation à cette cérémonie de remise de médailles pour services
exceptionnels rendus…

En mon seul nom, je tiens à vous faire, moi, une déclaration aussi personnelle que solennelle.

En mon seul nom, j’insiste bien :

Vous pouvez imaginer l’émotion qui me gagne à cet instant : j’ai toujours su qu’un jour peut-
être je serais honoré pour les 3 décennies que j’ai consacrées à autrui ; à la France et à mon
village que j’aime tant : VILLARD-SUR-THONES.
Parce que je suis fondamentalement patriote puisque altruiste dans l’âme ; j’ai, sans jamais
fléchir, tenu toujours à rendre service à mon Pays et à mes concitoyens. Du mieux que je l’ai
pu.
D’où mon émotion et les milliers de souvenirs en bleus, blancs et rouges nombreux et
impérissables:

Sous le drapeau tricolore durant la guerre d’Algérie dans le 77ème Régiment du génie et
pendant 28 mois sur les 32 mois effectués au titre du Service Militaire.

-

-

Comme Conseiller Municipal de Villard-sur-Thônes avec 4 mandats successifs dont le dernier
en qualité d’Adjoint au Maire, durant lesquels j’ai connu et contribué à un accroissement de
sa population qui est passée de 600 à 1000 habitants.

-Comme Pompier bénévole à Villard-sur-Thônes encore et durant 25 ans de 19.. à 19..

-Comme Président des Ecoles toujours à Villard-sur-Thônes durant 15 années.

Comme fondateur du 1er circuit français de motoneiges crée sur la commune dés 1989.

-Soyez sûrs que je ne regrette rien dans cette courte liste de mes états de service tricolores.
A part peut-être d’avoir vu des camarades mourir sans savoir qu’ils tombaient sur une terre
étrangère puisque l’on nous disait alors qu’elle était française.

On nous disait alors que la preuve en était administrative, évidente et militaire : l’Algérie,
c’était 3 départements français…

Eh oui rappelez vous, la capitale de la France libre cela avait été Alger.

Le Général De Gaulle avait même promis dans son discours de Dakar à tous les peuples de
l’empire colonial français leur liberté lorsque le fascisme serait vaincu. En échange du sacrifice

3/historique de tous ses étrangers pour libérer le sol national de la métropole.

*Alphonse Daudet dans son livre « Le Pape est mort » a dit :

« Il est vrai qu’un peu de mensonge n’a jamais fait de mal à la vérité. Disons que ça l’habille »
Encore faut-il qu’il l’habille et non la travestisse.
Encore faut-il que le ou les mensonges restent petits et isolés. Que jamais ils n’aboutissent
par leur nombre, par leur gravité et par leur ampleur, à ce que du sang et des larmes ne coulent
injustement.
A du dégout. A une déception à la hauteur de tous les engagements trahis.
A condition que les mensonges ne soient tellement grands et graves que la vérité ne devienne
un secret. Un secret bien gardé. Un secret très bien gardé. Tellement bien caché et si nécessaire qu’on en paiera même le silence, la connivence et jusqu’à la collaboration !
Certains mensonges durent longtemps. 150 ans et plus parfois quand il s’agit de mensonges
d’Etats. Mais…
Mais à la différence d’un mensonge, la vérité est éternelle, elle. Elle est têtue et c’est la sottise
systématique de tous les mensonges d’Etat que de faire s’élever contre eux de grandes âmes.
Les magouilles et pire les trahisons donnent des hauts le cœur. C’est une Sensation désagréable,
mais elle annonce que le corps réagit, qu’il se cabre, qu’il va pouvoir guérir après.

« Être indigné par les mensonges d’Etat c’est obligatoire, mais cela ne suffit pas » proclame
Stéphane HESSEL. Il a raison.
(Je l’avoue à cet instant: Pragmatisme et réalisme m’ont paru tout au long de ma vie publique, être deux bons principes, je vais donc en venir à l’essentiel de mon petit discours personnel au moment de quitter la vie publique française)
En ce moment, l’un des plus émouvants de ma vie, où pour moi une page publique se tourne, mais où tout commence aussi ; et où, grâce à votre aimable, nombreuse et si honorable présence, voilà une
récompense française de plus qui vient ornementer mon buste : Je vous le dis :

Ma foi en l’avenir exceptionnel de la Savoie et de tous ses villages et de tous leurs enfants est totale, solide et sans fissure. Historique. Historique et juridique !

J’aimais la France. J’en étais patriote, héréditaire, congénital. On naît patriote comme on naît blond ou brun. C’est une disposition naturelle qui s’épanouit plus ou moins selon le milieu dans lequel on est élevé ou dans lequel on grandit.

Mais je vous le dis solennellement ce soir: je vais désormais consacrer tous mes modestes talents et toute mon énergie vieillissante à être un savoisien exemplaire, à mettre mon courage et ma vaillance au service de mon Pays. Au service de ma seule et vraie patrie : La Savoie.

Mon pays n’est plus la France et le pire c’est qu’elle ne l’a jamais été.

J’ai découvert et je tiens à votre disposition toutes les preuves que la France m’a menti ; qu’elle a
cruellement menti à tous les enfants de ce Pays millénaire qui m’a vu naître, qui a vu naître mes enfants et mon épouse que j’aime et remercie pour leur soutien et leur affection indéfectibles dans tous mes engagements ; dans tous mes combats quotidiens, y compris celui de ce soir.

Je revois ces hommes, ces femmes et ces enfants dans le sud algérois de ma jeunesse militaire tricolore et que j’ai découverte mensongère.

Je revois mes camarades tombés pour la France dans une terre montagneuse de l’autre côté de la
méditerranée qui n’était pas la leur. Qui sont morts dans l’absurdité de résister au Droit sacré des
Peuples à disposer de leur avenir et à entendre et pouvoir exiger la vérité. Tôt ou tard la soif de vérité et de justice triomphe. Quitte à ce qu’il faille se battre pour cette chère Liberté dont la sœur jumelle est précisément la vérité.

Quelle est la vérité historique et juridique de la Savoie ? Elle tient en deux phrases courtes:

En 1860, la Savoie a été annexée militairement par la France. Sous prétexte de participer à la campagne d’Italie. Au moyen d’un traité scélérat signé pour la Savoie par un Cavour  (ndlr,franc-maçon) décoré de la Grand croix de la Légion d’Honneur de côté et ensuite d’un référendum particulièrement honteux pour la France puisqu’il s’agissait de la première fois au monde où l’on a accordé le droit de vote au Peuple.

En 1947 : Pour échapper à son obligation de décoloniser tout son empire colonial ET donc la Savoie ;
pour retarder l’effet de l’article 1er de la Charte de l’ONU, la France n’a pas notifié ni enregistré le traité d’annexion territorial de la Savoie du 24 Mars 1860 ;
La France a ainsi, sciemment, violé un traité de paix signés entre toutes les puissances victorieuses de la seconde guerre mondiale.
Elle a trahi la Savoie et tout son Peuple ; concluant à PARIS, le 10 Février 1947 un traité international multilatéral dont elle savait que son article 44 lui imposait enfin de dire la vérité s’agissant de la colonisation de la Savoie opérée en 1860 dans des conditions indignes :

3/3Avec des élections truquées ;

Des élections obligatoires avec plus de soldats en armes que de votants ;

Des élections émaillées de déportations à Cayenne et de corps de patriotes autochtones (on disait alors indigènes) fusillés puis jetés dans nos rivières ;

Un résultat à l’africaine de + 99% de bulletins oui. Des bulletins non qui ne furent même pas imprimés…

Des élections bien scandaleuses violant les droits et l’Histoire propre et millénaire de la Savoie suivies de deux guerres au moins où des enfants du pays, qui bénéficiant de la neutralité et avaient le droit de ne pas faire la guerre, ont été enrôlés de force, montés dans les charrettes et les camions des gendarmes  français pour mourir par dizaines de milliers...

Avec des cohortes de veuves et d’orphelins.

Traités injustement puisqu' en violation du Droit international en vigueur mais tenu secret. En violation de leurs droits de savoisiens neutres, en violation du respect du à la Savoie et à ses populations d’origine. Avec l’assentiment et la trahison tarifée de leurs élites politiques et judiciaires.

Cela a abouti à un génocide et à tout le moins à un ethnocide commis par la France en Savoie. Lui
aussi bien caché. Durant 150 ans dont les 30 dernières années sujet de ce discours et de ma petite vie publique.

Il est temps de le reconnaître et d’en tirer les conclusions. Toutes les conclusions :

TOUS ENSEMBLE FRANÇAIS, SAVOYARDS et SAVOISIENS réunis enfin autour de la vérité et du Droit.
Avec un respect mutuel que j’appelle de tous mes vœux.

Nous honorons ainsi, même tard, même trop tard, la mémoire de ceux qui, nés en Savoie, sont
tombés pour la Liberté sans savoir que la France leur mentait pour cacher ses forfaits commis ici. Nous honorerons ainsi, même tard, même trop tard, la mémoire de ceux qui ont été victimes de l’un des plus gros mensonges d’Etat au monde.

Un secret indigne de la France et indigne de perdurer en Savoie.

Alors de grâce, ne me dites plus jamais que la Savoie c’est la France ;

Et pire, que la preuve serait… que la Savoie c’est deux départements français.

Cela me rappellerait de trop cruels souvenirs et cela ridiculiserait encore davantage le pays que j’ai cru
mien.

C’EST POURQUOI je vous le dis bien net et en guise de conclusion (car j’ai trop parlé):

Je ne serai pas un harki de Savoie.

Et vous savez pourquoi ?

Parce que je sais désormais la vérité et que je ne vais avoir de cesse que de la diffuser à compter de ce jour et jusqu'à mon dernier souffle.

Vous savez encore pourquoi Je ne serai jamais un harki de Savoie?

Parce que comme l’a écrit de manière sublime François de Sales :

« Toutes les considérations humaines qui peuvent se faire, me tiennent étroitement lié à mon
seul pays (désormais) la Savoie : Je suis essentiellement savoisien, et moi et tous les miens,
et je ne saurais jamais être autre chose ».

(Dernier extrait tiré de Vie de Saint François de Sales, évêque et prince de Genève par M. le Curé de Saint-Sulpice, André Jean Marie Hamon, 1855, p. 414.)