Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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lundi 7 novembre 2011

SUISSE, SAVOIE, MEDICAMENT, NOVARTIS, PHARMACIE, SANTE, RHUM, FRANCE,

Ce n'est pas en FRANCE que vous verrez cela, car le conseil du dés-ordre des toubibs franchouillards est trop complice avec l'industrie pharmaceutique.



Dégoûté, un docteur genevois boycotte les médicaments Novartis

SANTÉ
 Bertrand Buchs, rhumatologue, ne prescrit plus les produits Novartis à ses patients. Il conteste à sa manière la fermeture du site de production de Nyon.


Depuis vendredi dernier, Bertrand Buchs, rhumatologue en centre-ville, ne prescrit plus les médicaments de la marque Novartis Sandoz à ses patients. Le médecin, également député PDC au Grand-Conseil, réagit à l'annonce fin octobre de la fermeture du site de production de Nyon-Prangins, entraînant la suppresion de 320 emplois, sans compter les 300 autres postes délocalisés. "Franchement je ne comprends pas la logique économique. J'ai toujours soutenu les entreprises suisses, mais j'ai l'impression que celle-ci ne joue pas le jeu, explique le spécialiste. Pour elle, autant de salariés au chômage, c'est un détail dans un bilan, des pions sans importance! Il faut dire stop".
Pour marquer le coup, Bertrand Buchs fait la grève des prescriptions. Met-il pour autant en danger ses patients? "Dans mon secteur je n'ai aucun mal à privilégier des produits équivalents, avec les génériques notamment" précise-t-il. "Mais l'intérêt du malade prime. Si un traitement exige la marque Novartis, je m'y plie". Le médecin a annoncé sa décision sur son blog il y a quelques jours et doit déjà faire face à quelques commentaires acides: certains l'accusent de manipulation. "Pas du tout, j'informe systématiquement chaque personne de ma démarche. C'est lui qui a le dernier mot, il peut évidemment refuser."
Latitude du spécialiste
Une méthode qui ne choque pas la Direction générale de la santé à Genève. "Le thérapeute a la liberté de prescrire tel ou tel médicament. A partir du moment où l'intérêt du patient est respecté, je ne vois pas où est le problème" affirme son directeur, Adrien Bron. "Evidemment c'est mauvais pour l'image de Novartis, mais chacun fait entendre sa voix de la manière qu'il souhaite." Du côté de l'enseigne pharmaceutique, on déclare comprendre les vives réactions produites par ces licenciements: "Nous attachons une grande importance aux demandes des personnes impliquées et cherchons à discuter directement avec elles de nos motivations" déclare Satoshi Sugimoto, chargé des relations de presse.
Bertrand Buchs va proposer ce lundi soir au conseil de l'Association des médecins genevois de suivre sa démarche. "Je suis sensible à sa proposition étant moi aussi excédé de voir le monde actuel sans cesse dicté par les chiffres" déclare Pierre-Alain Schneider, président de l'AMG. "Nous allons l'écouter et probablement prendre position sur le sujet. Mais nous aurons d'autres problèmes majeurs à traîter, comme celui des caisses maladies ou le libre choix du médecin." Pour autant, notre rhumatologue indigné ne perd pas espoir:"Si tous les thérapeutes genevois et vaudois agissent de concert, peut-être que cela aura un impact!"