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dimanche 15 janvier 2012

LE PEN, FN, NICOLAS SARKÖSY de NAGY-BOCSA, PRESIDENTIELLE, FRANCE, SAVOIE, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

France

Jean-Marie Le Pen est convaincu que Sarkozy ne sera pas candidat


Jean-Marie Le Pen, qui lançait samedi pour sa fille Marine la campagne électorale du FN dans le Var, s'est dit convaincu que face à une situation qui «va de plus en plus mal» Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas.

Jean-Marie Le Pen a écarté la possibilité d'une candidature du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.
Jean-Marie Le Pen a écarté la possibilité d'une candidature du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.
«Ma conviction personnelle, c'est que le président ne sera pas le candidat qu'il affiche,» a déclaré le président d'honneur du Front national lors d'une conférence de presse à Saint-Raphaël.
Selon lui, le chef de l'Etat pourrait «nous balancer au dernier moment un candidat inopiné, souple comme une anguille, lisse comme un congre qu'on aurait des difficultés à attraper, une espèce de Fillon».
Il a écarté la possibilité d'une candidature du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, en raison de sa condamnation en 2004 à 14 mois de prison avec sursis dans une affaire d'emplois fictifs à la mairie de Paris.
Évoquant la perte du «triple A» de la France, il a stigmatisé l'attitude du chef de l'Etat, «un marchand de bretelles qui était capable de nous dire que le triple A était un trésor national qu'il fallait défendre bec et ongles» alors qu'aujourd'hui «on nous explique que ce n'est pas si grave que ça» (référence aux déclarations de François Baroin).
Le Pen tacle Hollande
Dans ce tour d'horizon des candidats, Jean-Marie Le Pen, qui a évoqué l'«hypothèse d'un deuxième tour Bayrou-Le Pen», n'a pas épargné le socialiste François Hollande, qualifié d'«ectoplasmique».
Le fondateur du FN ne le trouve pas «antipathique» et lui reconnaît des talents d'orateur, mais selon lui, François Hollande a le handicap de «porter les valeurs de la gauche qui ont participé au désastre français» et propose «un ensemble de solutions obsolètes».
Pêle-mêle, il a repris les grands axes du programme de sa fille, notamment la sortie de l'euro et la promesse de diminuer l'immigration par 20, dénonçant aussi «l'inadmissible ingérence de l'armée française en Libye» et appelant à un retrait des troupes d'Afghanistan.
Abordant brièvement les problèmes du FN dans la collecte de signatures pour le parrainage de la candidature, il a aussi évoqué des difficultés rencontrées auprès «des banques qui ne prêtent pas d'argent». Après un déjeuner varois qui a réuni quelque 350 sympathisants, Jean-Marie Le Pen devait poursuivre dimanche dans le Gard sa tournée de lancement de campagne.