Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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lundi 5 mars 2012

SUISSE, SAVOIE, AMIANTE, TURIN, ETERNIT, PROCUREUR RAFFAELE GUARINIELLO, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER


Procès Eternit

Le procureur italien veut une procédure pour les cas suisses

Le procureur turinois veut étendre l'affaire aux cas d'intoxication à l'amiante qui ont eu lieu en Suisse. Une nouvelle plainte menace l'industriel Stefan Schmidheiny.
Usine Eternit à Payerne.
Usine Eternit à Payerne.

                                                A Turin, les victimes de l'amiante au coeur du procès d'Eternit
  A Turin, les victimes de l'amiante au coeur du procès d'Eternit
Ouvert lundi 13 février 2012 à Turin, le procès de l'amiante s'est soldé par un verdict sévère. Les deux accusés écopent de 16 ans de prison.
Deux semaines après la condamnation de l'industriel suisse Stefan Schmidheiny dans le procès Eternit en Italie, le procureur turinois veut étendre l'affaire aux cas d'intoxication à l'amiante qui ont eu lieu en Suisse.
«Ce qui nous intéresse, ce sont avant tout les cas de travailleurs italiens qui ont été actifs dans des usines à l'étranger et qui sont tombés malades et sont décédés après leur retour en Italie», a indiqué le procureur Raffaele Guariniello dimanche dans le TJ de la télévision publique alémanique SF.
Jusqu'ici, les proches des victimes n'avaient pas eu l'occasion d'engager des procédures judiciaires car il y avait prescription. En Suisse, deux usines ont massivement utilisé les fibres cancérigènes, l'une à Payerne (VD) et l'autre à Niederurnen (GL).
Stefan Schmidheiny a été condamné à la mi-février en première instance par un tribunal à Turin à une peine de seize ans de prison. Il a également été condamné à payer des millions de francs de dédommagements aux victimes.
Thomas Schmidheiny défend son frère
L'ancien copropriétaire d'Eternit S.p.A. Gênes a été reconnu coupable de «catastrophe environnementale intentionnelle» et d'«omission volontaire de mesures anti-catastrophe». Il a annoncé son intention de faire recours.
De son côté, le frère de Stefan Schmidheiny, l'industriel Thomas Schmidheiny, s'est montré irrité par la procédure judiciaire italienne dans un entretien à l'Argauer Zeitung lundi. «Il s'agit d'une absurdité de l'histoire que celui qui a abandonné l'amiante soit aujourd'hui condamné», a-t-il indiqué.