Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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dimanche 15 avril 2012

GUNTER GRASS, BOYCOTT, ISRAËL, MICHELLE ALLIOT MARIE, CRIF, LICRA, PRASQUIER, CHRISTINE LAGARDE, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

Günter Grass interdit de séjour en Israël et boycotté à cause de ses opinions




L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, constate le silence de MICHELE ALLIOT MARIE dit MIAM-MIAM, face au boycott-israëlien, elle qui avait promis la prison à toutes personnes boycottant Israël. En tant que ministre elle avait donné des ordres aux procureurs ser-vils.
Le CRIF, LICRA et PRASQUIER sont muets comme la carpe, pas celle de Schubert!!!! 
Tout comme CHRISTINE LAGARDE, qui se garde bien de l'ouvrir, mais elle a été plus couageuse pour porter plainte contre votre journal , parce qu'il soutient la lutte du peuple Palestinien contre les jérusalistes-maçonniques-sataniques.


L’Association nationale des écrivains israéliens, a appelé à boycotter Günter Grass (c’est pas beau le boycott, pourtant !!) en raison de ses propos sur le danger que représentent Israël et ses menaces sur l’Iran. Le gouvernement israélien lui a interdit de se rendre en Israël ou de transiter par Israël. Encore une "menace pour la sécurité d’Israël" et la preuve que toute opinion mettant en cause la politique israélienne, est insupportable pour l’Etat voyou chouchouté par nos politiciens.


« Ce qui doit être dit », par Günter Grass
Ci-dessous la traduction en français du poème qui a attiré les foudres israéliennes sur le lauréat du prix Nobel de littérature, ainsi que l’accusation classique d’antisémitisme, mais aussi beaucoup de soutien dans le monde entier. Pourquoi je ne dis pas
pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l’objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.
On évoque le droit à une frappe préventive,
l’éradication du peuple iranien soumis,
tenu à une liesse sans joie par un fort en gueule,
sous prétexte que ce potentat construirait une bombe atomique.
Mais alors, pourquoi m’interdis-je
de nommer cet autre pays
qui dispose depuis des années,
certes dans le plus grand secret,
d’un potentiel nucléaire croissant
et échappant à tout contrôle,
puisque aucun contrôle n’est permis ?
Le silence général autour de ce fait établi,
ce silence auquel j’ai moi-même souscrit,
je le ressens comme un mensonge pesant,
une règle que l’on ne peut rompre
qu’au risque d’une peine lourde et infâmante :
le verdict d’antisémitisme est assez courant.
Mais aujourd’hui, alors que mon pays
coupable de crimes sans commune mesure,
pour lesquels il doit rendre des comptes encore et encore,
mon pays donc, dans un geste purement commercial,
certains parlent un peu vite de réparation,
s’en va livrer un nouveau sous-marin à Israël,
un engin dont la spécialité est d’envoyer
des ogives capables de détruire toute vie
là où l’existence de ne serait-ce qu’une seule
bombe nucléaire n’est pas prouvée,
mais où le soupçon tient lieu de preuve,
je dis ce qui doit être dit.
Pourquoi me suis-je tu aussi longtemps ?
Parce que je croyais que mes origines,
entachées par des crimes à jamais impardonnables,
m’interdisaient d’exprimer cette vérité,
d’oser reprocher ce fait à Israël,
un pays dont je suis et veux rester l’ami.
Pourquoi ne dis-je que maintenant,
vieux, dans un ultime soupir de mon stylo,
que la puissance nucléaire d’Israël
menace la paix mondiale déjà fragile ?
Parce qu’il faut dire maintenant
ce qui pourrait être trop tard demain,
et parce que nous, Allemands, avec le poids de notre passé,
pourrions devenir les complices d’un crime,
prévisible et donc impossible
à justifier avec les excuses habituelles.
Pourquoi je ne dis pas
pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l’objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.
On évoque le droit à une frappe préventive,
l’éradication du peuple iranien soumis,
tenu à une liesse sans joie par un fort en gueule,
sous prétexte que ce potentat construirait une bombe atomique.
Mais alors, pourquoi m’interdis-je
de nommer cet autre pays
qui dispose depuis des années,
certes dans le plus grand secret,
d’un potentiel nucléaire croissant
et échappant à tout contrôle,
puisque aucun contrôle n’est permis ?
Le silence général autour de ce fait établi,
ce silence auquel j’ai moi-même souscrit,
je le ressens comme un mensonge pesant,
une règle que l’on ne peut rompre
qu’au risque d’une peine lourde et infâmante :
le verdict d’antisémitisme est assez courant.
Je dois l’admettre aussi, je ne me tairai plus
parce que j’en ai assez de l’hypocrisie de l’Occident
et j’espère que nombreux seront ceux
prêts à se libérer des chaînes du silence,
pour appeler l’auteur d’une menace évidente
à renoncer à la violence tout en exigeant
un contrôle permanent et sans entraves
du potentiel atomique israélien
et des installations nucléaires iraniennes
par une instance internationale
acceptée par les deux gouvernements.
Ce n’est qu’ainsi que pourrons aider
les Israéliens et les Palestiniens,
mieux encore, tous les peuples,
frères ennemis vivant côte à côte
dans cette région guettée par la folie meurtrière,
et en fin de compte nous-mêmes.

  Frédéric BERGER