Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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jeudi 10 mai 2012

LILIANE BETTENCOURT, L'OREAL, PATRICE DE MESTRE, NICOLAS SARKÖSY DE NAGY-BOCSA, ERIC WORTH, UMP, ECHO DES MONTAGNES, SUISSE, FREDERIC BERGER


Affaire Bettencourt,NICOLAS SARKÖSY DE NAGY-BOCSA

Patrice de Maistre accablé par le banquier suisse

René Merkt a confirmé le rôle de Patrice de Maistre dans les virements d'argent des comptes suisses de Liliane Bettencourt vers Paris. De l'argent suspecté d'avoir atterri dans la campagne de Nicolas Sarközy  de Nagy-bocsa,en 2007.
René Merkt, avocat et banquier, a été entendu pour la troisième fois la semaine dernière.

René Merkt, avocat et banquier, a été entendu pour la troisième fois la semaine dernière.

Le banquier et avocat basé à Genève René Merkt a été entendu pour la troisième fois depuis octobre 2010 dans le cadre l'affaire Bettencourt par un magistrat suisse. Cette audition s'est déroulée à la demande du juge de Bordeaux en charge des dossiers Bettencourt, Jean-Michel Gentil.

Il a confirmé la semaine dernière que l’ancien gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, actuellement en détention pour «abus de faiblesse et abus de biens sociaux», était le premier et le seul à avoir ordonné la mise à disposition de Liliane Bettencourt à Paris d’argent de ses comptes suisses, confirmant une information de RTL.

Le banquier a confirmé que M. de Maistre n’était pas à l’origine du système de compensation par lequel des sommes placées sur des comptes en Suisse pouvaient être mises à disposition à Paris.
En revanche, il a clairement expliqué que M. de Maistre avait été le premier à déclencher de telles opérations au nom de Liliane Bettencourt, et que celle-ci ne lui avait pour sa part jamais rien demandé de tel. Il a insisté sur le fait que les seules demandes en ce sens venaient de Liliane de Maistre, son gestionnaire de fortune.

Entendu jeudi

Patrice de Maistre était entendu aujourd'hui par la justice. Ses avocats ont demandé avec force qu’il soit confronté à trois témoins sur lesquels la justice craignait qu’il ait pu faire pression, René Merkt, Vahé Gabrache, le patron de l’organisme de compensation Cofinor, et Pascal Bonnefoy, le majordome des Bettencourt.

Mais deux de ces personnes au moins n’étaient pas à Bordeaux jeudi, de sources proches de l’enquête.
Les juges veulent savoir ce que Patrice de Maistre a fait des 4 millions d’euros qu’il a fait venir de Suisse en sept versements de 2007 à 2009, alors que la justice considère que Liliane Bettencourt était affaiblie psychologiquement depuis septembre 2006.

 Ils le soupçonnent à la fois d’enrichissement aux dépens de l’héritière de l’Oréal, et du financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.