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vendredi 15 juin 2012

CHERIF ABDEDAÏM, LA NOUVELLE REPUBLIQUE ,TUNISIE, GUERRE, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

Posted: 14 Jun 2012 09:20 AM PDT

Par Chérif Abdedaïm, La Nouvelle République du 14 juin 2012

Dans un article signé Mustapha Stambouli, le blogueur se demande si la Tunisie ne se dirige pas vers une guerre civile. Qui en seraient les instigateurs ? Bien évidemment, ce sont ces salafistes qui tentent d’instaurer une république islamiste manu militari. Dans ce contexte, deux faits retiennent l’attention du blogueur : en premier lieu l’éradication de l’art avec le récent événement de la galerie de la Marsa où ces derniers se sont déplacés en compagnie d’un huissier de justice qui a procédé à un constat avec prise de  photos de certaines œuvres exposées. « Les salafistes ont exigés le retrait de  certains tableaux avant leur retour dans l’après midi ».
Second fait l’attentat à la vie du militant Ahmed Hermassi et de sa famille dont le logement a été incendié par des salafistes. Le feu a détruit tous ses biens matériels avait déclaré ce militant à la radio locale à Fériana (gouvernorat de Kasserine. « Sa famille est sortie indemne de cette lâche agression, alors que lui, se trouve actuellement à l’hôpital pour subir des analyses et recevoir des soins.
Et ce n’est pas tout, le 13 mars dernier à Jendouba, ces derniers ont amputé la main d’un jeune homme d’à peine 18 ans, dénommé Mahrann Soltani, pour soit-disant vol.
Le 29 avril à Tunis, les salafistes ont frappé, sur instruction d’un imam salafiste, les locaux du parti Poct à Kabaria : menaces, intimidations, insultes et destruction du local et de ses équipements au vu et au su de tout le monde, bafouant, en toute liberté l’ordre public et la propriété privée.
Enfin, pour couronner le tout des étudiants jihadistes-salafistes à l’université de la Manouba, ont également faits quelques « progrès » en retirant carrément le drapeau national tunisien et en le remplaçant par un torchon noir : un nouvel emblème qui en dit long sur l’obscurantisme qui ravage ces esprits. Alors ? Qu’y-a-t-il de mieux pour illustrer cette ruée salafiste à pas de géant afin d’imposer un modèle sociétale Moyenâgeux ?

Le PP qui se prend pour un bœuf

Le président provisoire tunisien semble avoir bouffé du cheval. L’homme ne recule devant rien. Il accumule les gaffes sans scrupule. Après l’expulsion de l’ambassadeur syrien, grande erreur diplomatie faut-il le souligner, il n’a cessé de multiplier des signes d’incompétence qui ont amené certains tunisiens à se poser la question s’ils sont réellement représentés par un président ou par un bouffon ignorant. Chez nous on se méfie de l’affamé lorsqu’il assouvie sa faim.

Après sa polémique avec les autorités suisses sur la restitution des fonds de Ben Ali placés dans ce pays, le voilà qui cherche à nettoyer sa cour.
Récemment, il a déclaré lors « d’une émission «people» de bas niveau de réflexion intellectuelle, qu’il a décidé de limoger Monsieur Mustapha Kamel Nabli de ses fonctions de gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie.

Toutefois, ce que ce PP sans prérogatives semble ignorer la loi organisant les pouvoirs publics. Mustapha Kamel Nabli qui maitrise parfaitement la législation en vigueur a rétorqué au PP que « la décision de nommer ou de limoger le gouverneur de la banque centrale, qui intervient sous proposition du président de la République et du Chef du gouvernement, doit être adoptée par l’Assemblée Nationale Constituante »

Chérif Abdedaïm