Posted: 14 Jun 2012 09:20 AM PDT
Par Chérif Abdedaïm, La Nouvelle République du 14 juin 2012
Dans un article signé Mustapha Stambouli, le blogueur
se demande si la Tunisie ne se dirige pas vers une guerre civile. Qui
en seraient les instigateurs ? Bien évidemment, ce sont ces salafistes
qui tentent d’instaurer une république islamiste manu militari. Dans ce
contexte, deux faits retiennent l’attention du blogueur : en premier
lieu l’éradication de l’art avec le récent événement de la galerie de la
Marsa où ces derniers se sont déplacés en compagnie d’un huissier de
justice qui a procédé à un constat avec prise de photos de certaines
œuvres exposées. « Les salafistes ont exigés le retrait de certains
tableaux avant leur retour dans l’après midi ».
Second fait l’attentat à la vie du militant Ahmed
Hermassi et de sa famille dont le logement a été incendié par des
salafistes. Le feu a détruit tous ses biens matériels avait déclaré ce
militant à la radio locale à Fériana (gouvernorat de Kasserine. « Sa
famille est sortie indemne de cette lâche agression, alors que lui, se
trouve actuellement à l’hôpital pour subir des analyses et recevoir des
soins.
Et ce n’est pas tout, le 13 mars dernier à Jendouba,
ces derniers ont amputé la main d’un jeune homme d’à peine 18 ans,
dénommé Mahrann Soltani, pour soit-disant vol.
Le 29 avril à Tunis, les salafistes ont frappé, sur
instruction d’un imam salafiste, les locaux du parti Poct à Kabaria :
menaces, intimidations, insultes et destruction du local et de ses
équipements au vu et au su de tout le monde, bafouant, en toute liberté
l’ordre public et la propriété privée.
Enfin, pour couronner le tout des étudiants
jihadistes-salafistes à l’université de la Manouba, ont également faits
quelques « progrès » en retirant carrément le drapeau national tunisien
et en le remplaçant par un torchon noir : un nouvel emblème qui en dit
long sur l’obscurantisme qui ravage ces esprits. Alors ? Qu’y-a-t-il de
mieux pour illustrer cette ruée salafiste à pas de géant afin d’imposer
un modèle sociétale Moyenâgeux ?
Le PP qui se prend pour un bœuf
Le président provisoire tunisien semble avoir bouffé
du cheval. L’homme ne recule devant rien. Il accumule les gaffes sans
scrupule. Après l’expulsion de l’ambassadeur syrien, grande erreur
diplomatie faut-il le souligner, il n’a cessé de multiplier des signes
d’incompétence qui ont amené certains tunisiens à se poser la question
s’ils sont réellement représentés par un président ou par un bouffon
ignorant. Chez nous on se méfie de l’affamé lorsqu’il assouvie sa faim.
Après sa polémique avec les autorités suisses sur la
restitution des fonds de Ben Ali placés dans ce pays, le voilà qui
cherche à nettoyer sa cour.
Récemment, il a déclaré lors « d’une émission
«people» de bas niveau de réflexion intellectuelle, qu’il a décidé de
limoger Monsieur Mustapha Kamel Nabli de ses fonctions de gouverneur de
la Banque Centrale de Tunisie.
Toutefois, ce que ce PP sans prérogatives semble
ignorer la loi organisant les pouvoirs publics. Mustapha Kamel Nabli qui
maitrise parfaitement la législation en vigueur a rétorqué au PP que «
la décision de nommer ou de limoger le gouverneur de la banque centrale,
qui intervient sous proposition du président de la République et du
Chef du gouvernement, doit être adoptée par l’Assemblée Nationale
Constituante »
Chérif Abdedaïm