Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

mardi 24 juillet 2012

SYRIE, CHERIF ABDEDAÏM, LA NOUVELLE REPUBLIQUE, DAMAS, OTAN, ONU, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER

 
Posted: 23 Jul 2012 04:05 PM PDT

Par CHérif Abdedaïm,
 La Nouvelle République du 23 juillet 2012

LE PROJET DÉPOSÉ PAR LA FRANCE, LES ETATS-UNIS, L’ALLEMAGNE, LE PORTUGAL ET LE ROYAUME-UNI ET BLOQUÉ JEUDI PAR LA RUSSIE ET LA CHINE BRANDISSAIT LA MENACE DE SANCTIONS ÉCONOMIQUES CONTRE DAMAS SI LES FORCES SYRIENNES NE CESSAIENT PAS D’UTILISER LEURS ARMES LOURDES CONTRE L’OPPOSITION DANS LES DIX JOURS.

En novlangue, le gouvernement syrien doit faire preuve de docilité, de «retenue» et accueillir les  mercenaires de l’OTAN avec des fleurs. Donc, «en tentant de faire passer ce projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Occident voulait un feu vert pour une intervention militaire», nous dit Le Quotidien du peuple, organe du parti communiste au pouvoir en Chine.

 Cette interprétation, partagée par l’ambassadeur russe aux Nations unies Vitali Tchourkine, a été rejetée notamment par l’ambassadeur français Gérard Araud qui, en parfaite maîtrise de la novlangue, tente de «convaincre» : «Notre projet de texte établissait une menace de sanctions (…) 
Le Conseil restait maître des étapes suivantes». Maître en quoi ? Vis-à-vis de qui ? Aurait-il pris une quelconque décision sanctionnant le régime sioniste au moment où ce dernier joue impunément ses symphonies macabres en Palestine ou s’agit-il d’une maîtrise d’un clientélisme sans scrupule ? Serait-il maître de la soi-disant «responsabilité de protéger», véritable facétie pour détruire et assassiner tous ceux qui s’opposent au Nouveau Dés-Ordre mondial ?

 Une tendance qui, selon le quotidien chinois, «ne contribue pas seulement à la militarisation des relations internationales, mais nuit aussi gravement à la société et à l’économie des pays concernés».

 Ce qui n’est pas entendu sous le même son de cloche par les Occidentaux qui, cette fois, ont «fait preuve d’arrogance et d’inflexibilité dans leurs réponses aux inquiétudes des autres membres du Conseil durant les négociations, conduisant finalement à l’échec de leurs efforts» pour voir leur texte adopté, selon un commentaire de l’agence Chine nouvelle.
 Dans ce contexte faudrait-il également rappeler que le même procédé a été utilisé pour justifier une intervention en Libye. Un scénario que semble répugner Vladimir Poutine qui, lors d’un discours prononcé le 9 juillet dernier, avait souligné qu’il était hors de question de voir le «modèle libyen» se répéter en Syrie.
 Un message assez fort avec une exhibition de muscles notamment lors des exercices militaires en coopération avec la Syrie. Aussi faut-il remarquer dans ce sens «l’envoi en Méditerranée d’une petite escadre de six navires de guerre venant des flottes du Nord, de la Baltique et de la mer Noire pour une mission d’entraînement». 

Événement qui coïncide avec la présence de deux navires de guerre de l’US Navy en Méditerranée pour des «exercices», et ce, au moment même où les navires russes se dirigent vers la base navale syrienne de Tartous. Rappelons-nous enfin les fameuses menaces d’Hillary Clinton, lors de la conférence des Amis de la Syrie : «Ceux qui se tiendront aux côtés du régime syrien devront en payer le prix».

 Début d’un grand match sans arbitre en vue ?

Chérif Abdedaïm, La Nouvelle République du 23 juillet 2012
Posted: 23 Jul 2012 03:59 PM PDT

 

Par Chérif Abdedaïm, La nOuvelle République du 24 juillet 2012

DANS LE BRAS DE FER QUI OPPOSAIT D’UNE PART L’ALLIANCE OCCIDENTALE AVEC À LEUR TÊTE LES USA ET D’AUTRE PART LE COUPLE SINO-RUSSE, IL SEMBLE QUE LE RÔLE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SE SOIT AVÉRÉ INEFFICACE. CET ORGANE DEMEURE IMPUISSANT À ÉLABORER UN PROJET DE RÉSOLUTION SUR LA SYRIE QUI POURRAIT CONTENTER LES DIFFÉRENTES PARTIES.

Que faire alors ?

 Dans ce sens, certaines sources avancent que Washington a entamé des négociations avec Israël sur le blocage des stocks syriens d’armes chimiques en cas d’effondrement du régime et de chaos dans ce pays. 

Tiens, tiens, après les armes de destruction massive de Saddam, on évoque déjà des armes chimiques syriennes! Eh oui ! Washington en bon sauveur de l’humanité anticipe déjà l’avenir sombre des Syriens, avec la chute de Bachar ; car, au cas où ces armes existeraient et qu’elles se retrouvent dans les mains des rebelles c’est non seulement le chaos régional assuré. 

Cela s’expliquerait par le fait que les mercenaires regroupés sous la bannière de l’OTAN ne possèdent pas de prétendant réel au poste du président de la Syrie, ni de force politique organisée qui pourrait jouer le rôle d’opposition. Le pays devra donc faire face au chaos et à des scènes de combat en continu, estime le spécialiste des pays du Moyen-Orient Gueorgui Mirski. « Les Frères musulmans, ou peut-être même des membres d’Al-Qaïda arriveront alors au pouvoir en Syrie. Et dans ces circonstances, si le pays dispose vraiment d’armes chimiques, l’Amérique et Israël auraient vraiment des raisons de s’inquiéter. 

Qui va s’approprier ces armes ? Que va-t-il se passer ? C’est pourquoi les Américains et les Israéliens essaient de localiser la zone où Bachar al-Assad a concentré ses armes chimiques, y déployer des troupes terrestres pour bloquer l’accès à cet armement et empêcher que ces armes se retrouvent dans les mains des terroristes internationaux».

 Et là on arrive au vif du sujet.

 En d’autres termes, il faudrait vite localiser ces «armes» même si elles n’existent pas ; ce qui de facto ouvrirait la voie à une présence militaire terrestre (israélo-américaine) sur le sol syrien. Plus besoin donc d’une quelconque résolution puisque la guerre serait déjà à un stade avancé et le prétexte «justifierait» une nouvelle invasion à l’irakienne.
 Pour la suite, l’Irak en serait le parfait exemple. Mais en attendant de réaliser ce projet diabolique, rétrospective sur une tentative d’assassinat collectif. A travers l’assassinat terroriste de trois personnes influentes du gouvernement syrien, il ressort, d’après certains observateurs, que l’attentat ciblait une réunion du cabinet ministériel à laquelle le président syrien Bachar al-Assad était censé être présent lui aussi.
 Un attentat à la bombe dans un centre aussi stratégique du régime baasiste n’aurait pas pu être perpétré sans un service de renseignement disposant d’une technologie très sophistiquée, de contacts et d’agents dûment formés. De ce fait, il serait difficile de croire que cet attentat ait pu se produire sans que les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pouvoirs impérialistes européens qui dirigent l’insurrection en aient eu connaissance ou n’aient peut-être pas été de connivence active avec eux.
 La Syrie actuelle est inondée d’armes ultraperfectionnées et de formateurs militaires ainsi que d’agents secrets – financés à hauteur de centaines de millions par les États-Unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie. 

Pas besoin d’être devin pour comprendre la suite.
Chérif Abdedaïm, La Nouvelle République du 24 juillet 2012