Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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mercredi 8 août 2012

HIMALAYA, NICOLAS BOSSARD, NEPAL, EVEREST, MONTREUX, SUISSE, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER


Himalaya

Un Montreusien épate les sherpas népalais

Par Claude Béda 
Nicolas Bossard a parcouru deux tiers de sa traversée de la chaîne himalayenne d’est en ouest. Son aventure permettra de baliser une nouvelle haute route.
Nicolas Bossard à <nobr>5800m</nobr> d’altitude, sur le dernier des trois cols glacés entre le Makalu et le Khumbu, une des portes d’entrée vers l’Everest.
Nicolas Bossard à 5800m d’altitude, sur le dernier des trois cols glacés entre le Makalu et le Khumbu, une des portes d’entrée vers l’Everest.
Image: SABINE REY-MERMET

Le parcours de tous les dangers


Aux yeux des montagnards de l’Himalaya, ce Suisse est une énigme. Parti en mars du Sikkim, en Inde, pour Leh, capitale du Ladakh, Nicolas Bossard, 31 ans, a effectué les deux tiers de sa traversée de 3000 km d’est en ouest de la chaîne himalayenne, à côté des grands sommets que sont l’Everest (8848 m), le Kangchenjunga (8586 m), le Makalu (8463 m), le Manaslu (8163 m) ou l’Annapurna (8091 m).

Un voyage extraordinaire de sept mois, au Népal et dans le Nord indien, auquel vraisemblablement peu d’hommes se sont attaqués. Durant son périple, le Vaudois doit affronter, à pied et en totale autonomie, des glaciers s’élevant jusqu’à 6200 mètres d’altitude sur des chemins encore mal connus, tout en traversant des zones recouvertes de végétation et inhabitées sur plusieurs centaines de kilomètres. Nicolas Bossard en profite pour recueillir des informations destinées à baliser la nouvelle haute route himalayenne «the Great Himalaya Trail», le réseau de sentiers le plus élevé du monde en train d’être créé afin de développer le tourisme hors du pourtour de l’Everest.

Un film en perspective

Amoureux de la montagne, mais aussi patron d’une maison de production, le Montreusien réalisera un film avec les images inédites qu’il ramènera de ces régions, dont la plupart n’ont jamais vu de touristes. «Les sherpas ne comprennent pas que je parte seul pour un voyage aussi long, de surcroît avec paquetage d’une quarantaine de kilos, explique le Montreusien. Mais je ne suis pas inconscient, j’ai un téléphone satellite pour les coups durs.»