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mercredi 26 septembre 2012

SYRIE, QATAR, IRAN,OTAN,ONU, BARACK OBAMA, FRANC-MACON, SIONISME, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER


Conflit syrien

Le Qatar plaide en faveur d'une intervention militaire

 
Le Qatar a annoncé mardi son engagement à lancer une intervention militaire en Syrie, avec l'appui de pays arabes devant l’Assemblée générale de l’ONU.

L’émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, a préconisé que «les pays arabes eux-mêmes interviennent» dans le conflit syrien.
L’émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, a préconisé que «les pays arabes eux-mêmes interviennent» dans le conflit syrien.
Image: Keystone

Obama avertit l'Iran

«Un Iran doté de l'arme nucléaire (...) ferait peser des menaces sur l'existence d'Israël, sur la sécurité des pays du Golfe, et sur la stabilité de l'économie mondiale», a martelé le président américain.

«C'est pourquoi les États-Unis feront ce qu'ils doivent faire pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. L’Amérique veut résoudre ce dossier par la diplomatie et nous pensons qu'il y a encore le temps (...) de le faire.


Mais ce temps est limité», a-t-il averti.Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir mettre au point une bombe sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie.


Les cinq membres du Conseil de sécurité et l'Allemagne se réuniront jeudi sur l'Iran et son programme nucléaire, en marge de l'Assemblée générale, a annoncé mardi soir un responsable américain.



Le Qatar a appelé mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU à une intervention militaire de pays arabes en Syrie pour mettre fin à ce que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a qualifié de "désastre régional avec des implications mondiales".

Pour sa part, le président américain Barack Obama a déclaré que le régime Assad devait "prendre fin" et appelé à des sanctions en cas de poursuite de la répression tandis que le président français François Hollande soulignait de son côté la nécessité d’une action "urgente" de la communauté internationale en Syrie, appelant l’ONU à "protéger les zones libérées" dans ce pays.

L’Assemblée générale se réunit au moment où combats et bombardements font rage dans une grande partie du pays, notamment à Alep, deuxième ville de Syrie et enjeu crucial pour les rebelles comme pour les forces fidèles à M. Assad. Le régime a affirmé mardi avoir repris le grand quartier d’Arkoub dans l’est d’Alep.

Constatant que "tous les moyens avaient été employés (...) en vain", l’émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, a préconisé que "les pays arabes eux-mêmes interviennent conformément à leurs devoirs national, humanitaire, politique et militaire et fassent ce qu’il faut pour mettre fin au bain de sang en Syrie".

Le Qatar, qui soutient l’opposition syrienne au président Bachar al-Assad, a fait référence à un "précédent", l’intervention décidée par la Ligue arabe au Liban en 1976 pour tenter de mettre un terme à la guerre civile libanaise. Une force arabe de dissuasion de 30'000 hommes --composée majoritairement de troupes syriennes-- avait été envoyée au Liban en octobre 1976.

Le secrétaire général de l’ONU a de son côté réclamé une action du Conseil de sécurité pour mettre fin aux violences qui ont fait plus de 29'000 morts en 18 mois. "C’est une menace grave et croissante pour la paix et la sécurité internationales qui réclame l’attention du Conseil de sécurité", a-t-il souligné, appelant à soutenir les efforts du médiateur Lakhdar Brahimi.

Le dossier syrien est bloqué au Conseil de sécurité en raison de l’opposition de la Chine et de la Russie, fidèles alliés du régime syrien, à des sanctions contre Damas. Ces pays ont bloqué à trois reprises des résolutions.
"Nous devons mettre fin à la violence et à l’afflux d’armes aux deux camps et mettre en œuvre le plus vite possible une transition menée par les Syriens eux-mêmes", a souligné M. Ban.
Affirmant que le régime Assad devait "prendre fin", M. Obama a appelé mardi à des sanctions en cas de poursuite de la répression. "L’avenir ne doit pas appartenir à un dictateur qui massacre son peuple", a-t-il lancé à la tribune de l’Assemblée générale, en présence de dizaines de chefs d’Etat.
Selon un représentant américain les Etats-Unis doivent annoncer en fin de semaine une aide supplémentaire à la rébellion syrienne pour qu’elle puisse "se protéger et se défendre", tout en continuant d’exclure la fourniture d’armes à l’opposition. Le président François Hollande a appelé quant à lui l’ONU à "protéger les zones libérées" dans ce pays.

Il a par ailleurs fustigé l’ingérence "inacceptable de l’Iran en Syrie", lors d’une conférence de presse tenue dans la foulée. "Nous avons tous les éléments de preuve que l’Iran intervient par des moyens humains et matériels en Syrie et c’est inacceptable", a-t-il déclaré.