Bouquetin à Champagny le Haut en SAVOIE LIBRE

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jeudi 3 mars 2016

LAMARTINE, VAUGELAS, SAVOIE, HELENE CARRERE D'ENCAUSSE, ACADEMIE FRANCAISE, RICHELIEU, VALLAUD-BELKACEM, ECHO DES MONTAGNES, FREDERIC BERGER






                       LAMARTINE, VAUGELAS ET LA LANGUE FRANÇAISE


Lorsque LAMARTINE se réfugia en Savoie pour fuir la France , il a été surpris par le "bon parler français" en Savoie et le poète du Lac d'ajouter :"les Savoyens parlent mieux le français qu'à Paris"!

Vaugelas  de la vallée de Maurienne en Savoie a donné à la France sa grammaire.
Voila pour le vrai et bon usage de la langue française.
Qu'en est-il en France actuellement?

Comme pour tout, les jérusalistes s'appliquent à tout détruire ce qui fait le terreau des français de souche, ce qui fait "la douce France",chère à Trenet.

Analysons en 2 temps la situation catastrophique de la langue française, situation voulue par la "sire con--cise".

                                  L'IMMORTELLE
                                                et
                                   La ministridicule


Ce qui manque à Madame Vallaud-Belkacem, outre l'humilité, c'est la profondeur française et les racines françaises!.  
                                                Hélène Carrère d'Encausse 



Professeur de philosophie



 Madame Hélène Carrère d’Encausse a pris fermement position contre la mise en œuvre pour le moins tardive d’une réforme de l’orthographe dont elle a démenti qu’elle ait été approuvée par l’Académie française, dont elle est secrétaire perpétuelle. Le ministre de l’Éducation nationale n’avait alors pas réagi. Normal, dira-t-on : elle avait affirmé qu’elle n’y était pour rien, que cette décision était celle des éditeurs de manuels scolaires.

Mais l’historienne ne s’est pas arrêtée là. Elle a également mis en cause le niveau déplorable des élèves français et la catastrophe, pour l’école, qu’est la réforme du collège portée par le ministricule. 
Ce faisant, elle ne fait que rappeler la position de l’Académie, dont nous avions signalé le caractère exceptionnel.
C’en était trop pour la Belkacem. Que des professeurs quasi unanimes dénoncent la réforme, peu importe : ce ne sont que des profs. Que des intellectuels soulignent ses dangers, soit : ce ne sont que de « pseudo-intellectuels ». Qu’une grande partie des parents s’en inquiètent, bof : depuis quand les parents ont-ils leur mot à dire dans l’éducation de leurs enfants ? Mais qu’une institution prestigieuse, fondée par Richelieu (peu porté sur les valeurs républicaines), s’en prenne à SA réforme : ça suffit !

Qu’on le sache bien, c’est elle le ministre, elle a raison quoi qu’il arrive. D’ailleurs François le lui a dit. Et si ça continue, elle va se rouler par terre en hurlant. Car se permettre d’écrire, comme elle vient de le faire, à la secrétaire perpétuelle de l’Académie française pour « s’étonner » de son rejet de la réforme de l’orthographe, c’est être comme une petit fille insolente qui trépigne parce qu’on lui refuse son dernier caprice. Quand on a aussi peu de titre à être ministre de l’Éducation, on s’incline devant une institution séculaire qui compte parmi ses membres plus de gloires intellectuelles que n’en comptera jamais le Parti socialiste.

Mais ce qui manque à madame Vallaud-Belkacem, outre l’humilité, c’est la profondeur française qui lui ferait sentir combien sa démarche est incongrue face à l’institution qui représente par excellence la culture française. Il ne s’agit pas de lui reprocher de ne pas être « de souche ».

 Alain Finkielkraut, le plus récent immortel à être entré sous la Coupole, n’est pas de souche non plus. Ses parents et lui-même sont nés polonais. Mais ils ont accueilli la culture française, il l’a aimée et se l’est appropriée, sans renier la sienne. Cette profondeur française que son hérédité n’avait pu lui donner, il l’a acquise par l’école. Ce n’est pas un hasard si lui aussi s’oppose à la destruction systématique de l’école. 

Madame le ministre ne s’est pas imprégnée de cette culture. Sans doute la faute à sa formation à l’IEP (Institut d’études politiques) de Paris. On y cultive la superficialité et le déracinement. Sans doute, aussi, la faute au discours victimaire de la gauche française qui cultive la haine de soi. On voit le résultat.

    ÉTAT DES LIEUX A CE JOUR

   ORTOGRAPH

"CHAIR MADAME VALLO BELLEQUASSEME


Najat, vous perméter que je vous appel Najat, in ? Je suis trait comptant.

Je suis d’accort à sans pour sans avec la raiforme de ’lortograf.

Enfaim kelk1 qui nous a comprix. Je nan pouvez plus du prof de fransé

qui nous parle toujour de Cornaye, hauteur qui est deja maure.

Moi qui narive pas a terminet le dernier Musso !

ll paré que vous avez soustenu la téaurie du janre. Cé quoi sa ?

Abiyer les garsons en fille ? Vous dépasser les baurnes.

Mai vous avez rézon. Les maux sont trot conpliké. Tous ses axan nainportou,

c’été une turi. Depuis la maternaile, les dictez son mont cochemarre.

Heureuseumand que les naute ont tété suprimais.

Avent, j’avez des bultains grave. Vous avé changer toussa.

An plusse, sur Kanal vous aitié vrémant jantye avaique un barebu.

Par pitiez, ne féte pas come votre colaig KristiannTobiraz, ne kiter pas le gouvairnemans.

J’éme bocou votre sous-rire. Dézormai, il est clair mes journez.

J’avous, il y a des foies ou je saiche les colles. Ne le raipété pas a ma maire.

Elle manpecheraie de regardez Ze Voillece. Sept un secré antre nous.

Vous aite la mayeure ministre. Mairsi de nous

zanlevez cé trés d’union qui son tinutil.

Jé une favoeur a vous deuxmandez.

Mintenand je voudré fer un staje dans vos buros rue de Grrrnell. Vous savet, grasse avou, je vé bientaut avoir mon back les doa dans le né. C’est mairvéyeu.
Sa cera un trait bo kado pour mes 23 zan.
Je vous quiffe."
Source: Figaro-Magazine - 12 février 2016 - page 77  
Frédéric BERGER